INTRODUCTION

 

 

Certaines de mes critiques à l'égard du monde politique pouvant être assimilées au "tous pourris" soutenu par d'autres, j'aimerais dissiper par avance tout malentendu. Tout d'abord, si je peux donner parfois l'impression de généraliser, je ne fais en réalité que rapporter ce qu'en dit une majorité de français. Pour éviter que mes propos soient mal interprétés il me semble nécessaire de préciser tout de suite quels sont ceux qui sont visés. En premier lieu, ceux qui, aux divers niveaux du pouvoir, se sont comporté en lâches face au dictat financier. Visés également les corrompus ainsi que les arrivistes plus soucieux de leur carrière que de l'intérêt général. Plus globalement, tous ceux qui ont à ce point déshonoré la politique, qu'ils sont seuls responsables d'une perte de confiance générale et des abstentions toujours plus nombreuses.

 

Dans notre société en pleine décadence, on peut évidemment, comme l'ont fait depuis trop longtemps ceux qui se sont succédés au pouvoir, se contenter de s'accommoder au mieux (ou le plus souvent au pire) de règles immorales et désuètes. Lorsque ces règles ne profitent qu'à un très petit nombre de privilégiés, qu'elles conduisent à la destruction de la planète et à des conditions d'existence de plus en plus insupportables, on peut aussi essayer d'en inventer d'autres. Changer les règles, c'est justement l'objectif du modèle qui vous est proposé ici.

 

Bien sûr, y parvenir demandera du temps et il n'est même pas certain, loin de là, que ce soit un jour accepté dans le reste du monde. Mais rien ne serait pire que de ne pas essayer. S'il n'y avait eu, tout au long de l'histoire de l'humanité, des hommes pour essayer de frotter deux silex l'un contre l'autre ou proposer des idées bien souvent à contre-courant, nous en serions encore à la préhistoire, ne saurions même pas allumer un feu et continuerions de croire que le soleil tourne autour de la terre.

 

Le communisme à la sauce soviétique, chinoise ou coréenne, comme le capitalisme ont été à l'évidence des échecs. En détruisant la nature, en accumulant les injustices, en broyant les hommes, en les privant de liberté, allant jusqu'à leur ôter l'essentiel, l'espoir, l'un comme l'autre n'ont fait que démontrer leur capacité de nuisance et d'anéantissement. C'est pourquoi notre programme ne se réfère ni à l'un ni à l'autre de ces modèles. Toutefois, faire abstraction du contexte international ne serait pas réaliste. il convient donc de procéder par paliers, la première étape consistant à proposer ce modèle au plan national, l'étape suivante étant d'y rallier nos partenaires européens d'abord et mondiaux ensuite.

 

Une large majorité de français, dont je fais partie, ne supporte plus d'entendre les politiciens de toutes tendances nous répéter que le monde a changé, que nous devons nous y adapter et qu'on ne peut rien y faire. Que le monde ait changé, nous sommes bien obligés de le constater, mais c'est aussi l'argument qu'utilisait le gouvernement de Vichy pour justifier la collaboration avec l'Allemagne nazie. Le contexte du moment ne saurait en rien excuser pour autant la lâcheté. Ceux d'aujourd'hui n'ont même pas l'excuse d'avoir en face d'eux des canons, les armes de l'adversaire n'étant constituées que de dollars, euros et autres monnaies.

 

Affirmer que nous devons nous résigner à vivre de plus en plus mal dans un monde où circulent tant de richesses, sans chercher une nouvelle voie plus humaine, n'est rien d'autre qu'une trahison envers le peuple. Le rôle des politiciens n'est-il pas au contraire de proposer une société plus respectueuse des hommes et de la planète ? Ce n'est en tout cas pas de s'aligner lâchement sur ceux par qui ils se laissent pourtant dicter la façon dont ils doivent gouverner. Comment peuvent-ils tenir de tels discours sans la moindre honte ? Que serions-nous aujourd'hui, s'il n'y avait eu personne pour se dresser face au nazisme et si nous nous étions contentés de nous y adapter ?

 

Certains trouveront la comparaison excessive. Bien sûr, on ne peut parler ici de génocide au sens habituel du terme, pourtant, 9.000.000 de morts par an dans le monde, dus à la famine (dont 1 enfant toutes les 5 secondes), si ce n'est pas au minimum un crime contre l'humanité, alors, qu'on me dise ce que c'est !!! Je ne parle là que de ceux qui meurent de faim actuellement, mais que dire des victimes qu'engendreront les problèmes climatiques contre lesquels, pour satisfaire l'avidité de leurs puissants amis, les gouvernements n'ont d'autre politique que celle de l'autruche ? Là, pour le coup, ce n'est rien de moins, excusez du peu, que la disparition de toute forme de vie sur terre qui est en jeu !!!

 

Certes, les victimes de cette ignominie ne meurent plus gazées au nom de la "pureté de la race", mais de famine, au nom du profit maximum, ce qui n'en est pas moins ignoble. Le nombre des victimes de ce capitalisme prédateur est sans commune mesure avec celui des victimes du nazisme ! Demandez donc à ceux qui mourront cette année s'ils pensent plus enviable de mourir de faim que gazés ! Il ne s'agit plus aujourd'hui d'un génocide de race, ethnie, ou religion mais d'un génocide de "classe".

 

Les populations touchées ne sont plus les juifs ou les tziganes, mais tout simplement les pauvres, un peu partout dans le monde. Est-ce moins inhumain pour autant ? De nos jours, plus de chambres à gaz ou d'extermination par le travail et les responsables de cette horreur ne siègent plus dans les bureaux des Ministères du Reich. Aujourd'hui, ils évoluent dans les salons feutrés des lobbies industriels et financiers, au FMI, dans les Banques Centrales, à l'OMC, à l'OCDE, au G8 et dans les salles de marché.

 

Les uniformes noirs ont fait place aux costumes trois pièces des spéculateurs, traders et PDG de multinationales et banques, tout aussi cruels et dépourvus de sens moral. Face à leur cupidité, le nombre des victimes importe peu, ce ne sont pour eux que des "dommages collatéraux", rien de plus que quelques chiffres dans des statistiques qu'ils n'ont probablement même pas la curiosité de consulter. Quant à certains politiciens qui courbent respectueusement l'échine devant la puissance financière, ils sont au capitalisme (du moins cette forme de capitalisme effréné, sauvage, brutal et dépravé) rien de moins que ce qu'étaient les collabos au nazisme. J'espère qu'un jour l'histoire les jugera comme ils le méritent.

 

J'ai longuement hésité à conserver les lignes qui précèdent, craignant qu'elles soient jugées scandaleuses et déplacées. Finalement, l'un des numéros du magazine "Pièces à conviction", sur France 3, m'a convaincu de ne rien changer. Monsieur Ziegler (rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, à l'ONU de 2000 à 2008) déclarait : "Tout enfant qui meurt de faim dans le monde aujourd'hui doit être considéré comme assassiné". Il déclarait aussi : "Ceux qui spéculent sur le blé ou le riz sont des meurtriers". Il a également et surtout qualifié de "crime contre l'humanité" le fait d'abandonner les cultures vivrières au profit des biocarburants. Ces propos d'une personnalité reconnue ont conforté mon point de vue qui ne me semble plus maintenant si scandaleux ou disproportionné que cela.

 

Nous ne pouvons plus accorder notre confiance aux politiciens. Au mieux, ils se sont laissé, par pure lâcheté, déposséder du pouvoir, au pire, ils l'ont vendu en se laissant corrompre. Quelques uns sont probablement restés intègres, mais les français sont maintenant majoritairement convaincus qu'ils sont si rares qu'ils ne peuvent être considérés comme représentatifs de ce panier de crabes. Face à cela, nous pensons n'avoir d'autre choix que la résignation. Pourtant, l'histoire nous prouve qu'une utopie d'hier peut devenir réalité demain.

 

Pensez-vous que l'idée même d'une République ne devait pas sembler utopique avant 1789 ? Celle des congés payés n'était-elle pas utopique avant 1936 ? Croyez-vous que résister au nazisme, ne devait pas sembler une aventure risquée à l'issue incertaine ? Pour les contemporains de Gandhi, obtenir l'indépendance de l'Inde par la non-violence ne semblait-il pas relever du pur fantasme ? Pensez-vous qu'avant Martin Luther King, imaginer que noirs et blancs aient un jour les mêmes droits n'était pas utopique ? Et que dire d'un président noir à la Maison Blanche ? Il y a moins de vingt ans, l'idée n'aurait pas été perçu seulement comme une utopie, mais comme une véritable incongruité.

 

Ce ne sont là que quelques exemples, mais toutes les avancées significatives sont nées de vues utopiques et convenez qu'agir aujourd'hui est quand même moins difficile et en tout cas bien moins dangereux, car il est possible d'agir sans pour autant recourir à la violence. De nos jours, pour qu'une utopie puisse devenir réalité, il suffirait simplement d'y croire, de mettre de côté nos petites ambitions mesquines, de prendre conscience de notre force et surtout de retrouver la notion de solidarité. Est-ce vraiment là quelque chose qui vous semble impossible ?

 

Nous le savons bien, la seule préoccupation de ceux qui nous gouvernent, est d'assouvir leurs ambitions personnelles. À chaque élection ils nous font des promesses jamais tenues, ce qui ne nous choque même plus, tant il est devenu proverbial qu'en politique, les promesses n'engagent que les sots qui y croient. Ceux qui se sont succédé se sont illustrés par la langue de bois. Dans le domaine de la politique internationale, comme dans celui de l'économie, ils ne semblent même plus capables de faire la différence entre compromis et compromission ! Le vrai pouvoir aujourd'hui, ce sont les actionnaires et dirigeants de la finance et de l'industrie qui le détiennent.

 

Les leaders de la droite UMP, comme ceux de la pseudo-gauche PS ont en commun de n'avoir d'autre ambition que de servir fidèlement le MEDEF et d'assouvir leur soif de pouvoir. Ils n'ont que deux mots à la bouche, PIB et croissance. Mais de quelle croissance nous parle-t-on ? De celle du pouvoir d'achat et du "bien-vivre" des citoyens de base que nous sommes ? Non, seulement de la croissance des profits et bénéfices de nos multinationales et des dividendes qu'elles distribuent généreusement à leurs actionnaires. La gauche un peu plus rouge faisait peur, il il y ncore peu de temps, car ceux qui pouvaient être tentés craignaient la fuite des capitaux et les délocalisations massives, synonymes d'une économie exsangue et de chômage. D'autres, faisant référence aux régimes de l'URSS ou de la Chine craignaient pour leur liberté. Le Front National faisait d'ailleurs tout aussi peur. J'y reviendrai au chapitre 12.

 

Pas étonnant dès lors que les français refusent de s'impliquer ! Le résultat de ces trahisons, déceptions et craintes, c'est qu'il ne reste que 1% des français adhérents à un parti politique. Situation tout aussi pitoyable d'ailleurs pour les syndicats qui, de leur côté, ne remplissent plus non plus leur rôle de contrepouvoir et de ce fait ne comptent plus maintenant que 7,5% de syndiqués dans la population active. Mais alors, direz-vous, n'est-ce pas justement la preuve de notre impuissance ? D'où peut venir l'espoir ? De nous-mêmes tout simplement ! C'est avant tout à nous, citoyens "ordinaires", de nous prendre en main en proposant nous mêmes les mesures qui pourraient améliorer notre quotidien, sans attendre que d'autres le fassent à notre place, car nous risquerions bien alors d'attendre éternellement !

 

En respectant les intérêts des uns et des autres, les mesures que je propose me semblent constituer une alternative crédible, en marge de ces partis du passé dont nous ne voulons plus. Certains y verront une forme de populisme ou de démagogie. Proposer des idées nouvelles qui dérangent déclenche toujours ce genre de réaction et l'utilisation abusive de termes dont on a dénaturé la signification. Mais, si dénoncer la lâcheté des politiques face aux agissements inacceptables de la finance et lobbies divers, si vouloir mettre un terme au saccage de la planète, vouloir répondre aux attentes et aux besoins du peuple, vouloir que nous puissions tous vivre mieux (car, oui, je soutiens que c'est possible), si ça c'est être populiste ou démagogue, alors je ne vois aucune raison d'en éprouver la moindre honte. Je trouve au contraire, ces qualificatifs plutôt flatteurs.

 

Nombreux sont ceux qui s'imaginent à tort qu'un programme conçu par des "citoyens de base" n'a aucune chance d'être pris au sérieux. Nous pensons qu'il faut pour cela sortir de Science Po ou l'ENA, ou avoir suivi une formation dans les rangs marxistes. C'est une idée reçue à laquelle nous sommes conditionnés tout au long de notre vie, volontairement colportée par ceux qui y ont intérêt, mais qui ne repose sur rien. Le succès du président Lula au Brésil et plus récemment le score de Beppe Grillo lors des élections en Italie suffisent à le prouver.

 

Aujourd'hui, je pense que nous devrions tous avoir honte du monde que nous laisserons à nos enfants, car après tout, si les politiciens ont pu si longtemps nous manipuler comme ils l'ont fait, ce n'est qu'à cause de nos quatre pires faiblesses, résignation, passivité, individualisme et égoïsme. Ne vous êtes-vous jamais demandé comment il est possible qu'une poignée d'individus sans scrupules puisse exploiter des milliards d'hommes à travers le monde ? Tout simplement parce qu'en prétendant que nous n'y pouvons rien, cela revient à en être complice.

 

Bien que nous soyons largement plus nombreux qu'eux, une infime minorité de privilégiés (politiciens, patrons de multinationales) continuent de rester les plus forts et nous écrasent de leur toute puissance. Mais s'ils sont les plus forts, c'est uniquement parce que nous sommes divisés, trop occupés à nous chamailler les quelques miettes qu'ils consentent à nous jeter, du haut de la table où ils s'empiffrent. Pourtant, au fond de nous, nous voulons tous la même chose, accéder à la table, pour pouvoir enfin partager équitablement ce qui s'y trouve.

 

Honnêtement, je ne sais pas si nous, gens du peuple, pouvons ou non changer notre société, mais ce dont nous pouvons être certains, c'est que si nous ne tentons rien, elle ne changera pas toute seule, comme par magie. Je ne prétends pas proposer un modèle de société parfait, je ne suis pas le Messie et contrairement aux politiciens, je ne prétends pas pouvoir faire de miracles. D'ailleurs, le modèle proposé, même s'il représente un progrès considérable en matière de protection de l'environnement, d'emploi, de qualité de vie, de pouvoir d'achat et de lutte contre la pauvreté, reste malheureusement encore trop éloigné de celui auquel je rêve.

 

Dans ce dernier, la société de l'homme au service du capital aurait fait place à une production, respectueuse de l'environnement, uniquement destinée à répondre aux besoins des hommes. Autant dire que ce n'est pas pour demain, car on ne peut ignorer que les États sont interdépendants et aux ordres des lobbies financiers. Vouloir passer outre reviendrait à nous couper du reste du monde. J'ai donc dû en tenir compte pour que mes propositions restent réalistes. Il faut pourtant bien commencer quelque part. Après tout, avant de voir pousser les légumes du jardin, il faut bien d'abord en planter les graines, puis arroser. La première partie du livre, consacrée à la politique intérieure ne constitue donc qu'un premier pas vers un "mieux vivre" pour tous. La deuxième partie, plus internationale et plus utopique, est l'étape décisive et nécessaire pour aboutir à un autre modèle et le voir un jour s'imposer de façon efficace et durable.

 

Bien sûr, ceux qui liront ce livre ne seront pas tous favorables au programme proposé. Qu'on ne soit pas d'accord avec les idées défendues ici, je peux l'admettre, car prétendre satisfaire tout le monde relèverait du pur fantasme. Mais ce que je ne peux pas accepter, c'est d'oser prétendre, avant même d'avoir essayé, qu'il serait impossible de rassembler ceux qui les partagent. Laissez-moi vous rappeler qu'il y a eu, aux municipales de 2008, un candidat Sans Domicile Fixe (liste "Un autre son de cloche"), totalement inconnu auparavant, qui a pourtant obtenu 3,73% des voix, soit plus que le FN et presque autant que "Les Verts" et cela dans le 16èm arrondissement de Paris (un des quartiers les plus chics). N'est-ce pas révélateur de notre volonté de changement ? Rien n'est jamais acquis d'avance, c'est vrai, mais rien n'est jamais perdu d'avance non plus. En revanche, nous pouvons être certains que si nous comptons sur les politiciens pour améliorer nos conditions de vie, cela n'arrivera JAMAIS !!!

 

Pourquoi voudrait-on d'ailleurs que ceux qui nous gouvernent agissent, si les citoyens que nous sommes se contentent résignés du rôle passif de figurants qu'ils veulent bien nous accorder ? La seule vraie question est de savoir s'il reste encore dans ce pays des gens capables de croire que nous pouvons faire progresser la société si nous en avons la volonté. Des gens qui osent dire : "quelles que soient nos chances, au moins essayons, sait-on jamais et si ça marchait ?". Bref, des gens qui aient le courage d'agir, plutôt que gémir !!!

 

Vous rappelez-vous le slogan de campagne du Président Obama ? Les citoyens de l'Amérique profonde ne sont pourtant pas ceux que je prendrais en exemple pour définir le discernement en matière de choix politique, d'économie ou de valeurs humaines. Pourtant, avec ce slogan "Yes we can", ils ont démontré que quand on sait dire OUI NOUS POUVONS et surtout qu'on y croit, alors les choses les plus improbables peuvent se produire. C'est ce qui nous manque en France, l'audace d'accepter l'idée que, si nous le décidons, alors OUI NOUS POURRONS !

 

Oh, je me garderai bien de reprendre ce slogan. Tout comme le "J'accuse" de Zola, ou le "I have a dream" de Martin Luther King, ces formules sont devenues si célèbres que vouloir les réutiliser à son compte aujourd'hui serait ridicule. C'est d'ailleurs d'autant plus frustrant qu'à elles trois elles résument parfaitement le message que j'aimerais transmettre par ce livre. Mais ce slogan, "Yes we can", est pour moi le symbole qu'il est toujours possible de réaliser "l'impossible" dès lors que nous sommes capables de penser et d'agir positivement.

 

À ceux qui douteraient de la possibilité de diffuser rapidement et massivement nos idées, je réponds qu'à l'heure d'Internet, des réseaux sociaux et des mails, cette affirmation ne tient pas. Nous avons tous des contacts, qui eux-mêmes en ont d'autres (qu'ils soient des parents, amis, collègues, ou internautes de nos réseaux). Le temps d'un clic de souris, nous pouvons atteindre des millions de gens. Prétendre, comme certains, qu'en France il serait inutile de nous mobiliser pour obtenir le changement est seulement un prétexte pour justifier l'inaction. On ne peut pas d'un côté se plaindre de ceux qui nous gouvernent et d'un autre côté refuser de faire quoi que se soit pour que ça change.

 

S'il est vrai que le résultat n'est pas garanti, est-ce que pour autant nous aurions plus de chance d'aboutir en ne faisant rien ? Lorsque vous plantez une graine dans un jardin, rien ne vous garantit qu'elle va germer. Mais pensez-vous sérieusement qu'en ne plantant rien vous aurez plus de chance de voir pousser quelque chose ? Aux pessimistes qui douteraient que nous puissions changer quoi que ce soit, aux résignés qui soutiennent que rien n'est possible et que toute tentative d'améliorer notre société serait d'avance vouée à l'échec, je réponds :

 

Oser un choix incertain reste toujours préférable à la certitude d'un avenir sans espoir

 

L'homme qui veut agir cherche des moyens,celui qui ne veut rien faire trouve des excuses

 

C'est la résignation, l'indifférence, l'individualisme et l'égoïsme qui rendent possibles

la misère, la souffrance et l'asservissement

  

 

À tous, je propose de réfléchir à ces quelques citations :

 

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles"

Sénèque

 

"Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire"

Albert Einstein

 

"Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu"

Berthold Brecht

 

L'avenir, ce n'est pas ce qui va arriver, c'est ce que nous allons faire

Henri Bergson

 

 "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles"

Max Frish

 

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait"

Mark Twain

 

"L'utopie n'est pas l'irréalisable, mais seulement l'irréalisé"

Théodore Monod

 

 

Pour ma part, j'espère vous avoir convaincu de lire la suite.

 

IL Y A URGENCE. LA RÉSIGNATION EST UNE LÂCHETÉ QUE NOUS NE POUVONS PLUS NOUS PERMETTRE !!!