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N° 15 du 27 juillet 2015
MANIFESTATIONS DE LA FNSEA : PETITE MISE AU POINT

En matière de politique agricole on marche vraiment sur la tête (pas seulement en France, mais au niveau international). C'est vrai, mais la FNSEA a sa part de responsabilité.

 

Tout d'abord, une PAC qui ne profite qu'aux plus gros exploitants (puisque proportionnelle à la taille de l'exploitation), alors que ce sont les plus petits qui en auraient le plus besoin. D'autre part, des subventions à l'export qui encouragent les exploitants à produire toujours plus pour exporter vers des pays qui eux ne bénéficient pas de ces subventions.

 

Le résultat de cette politique (qui devrait valoir à ceux qui l'ont instaurée de finir en psychiatrie), c'est qu'on voit arriver chez nous (à moindre coût) des produits venant de l'étranger, alors qu'on en produit dans le village d'à côté. Pendant, ce temps nos exploitants du village d'à côté reçoivent des subventions pour exporter leurs mêmes produits vers d'autres pays qui eux ne bénéficient pas de subventions à l'export.

 

Oui, je sais, jusque là ça ressemble à un film comique. Mais ce qui est moins drôle, c'est que pour nourrir leur bétail, les éleveurs font venir de très loin du soja, maïs, etc. et que, pour produire ces aliments destinés au bétail, on rase des forêts entière (notamment en Amazonie) afin d'augmenter les surfaces cultivables. Au final, le résultat sera une véritable catastrophe, tant environnementale qu'humaine… Et le pire, c'est que nous en sommes conscients.

 

Au lieu de cette agriculture intensive destructrice, ne serait-il pas plus raisonnable (oui, je sais, c'est un mot qu'on ignore dans le milieu politique) de remplacer cette politique du produire toujours plus pour toujours moins cher, par une politique de soutien aux produits de proximité et de qualité à des prix raisonnables. Pour y parvenir, je pense qu'il faudrait par exemple :

- 1er : verser des aides aux agriculteurs qui voudraient se reconvertir à une agriculture bio et de proximité.

- 2èm : remplacer les subventions à l'export par des subventions aux productions bio destinées au marché intérieur (les circuits courts de proximité devant être les plus favorisés).

- 3èm : exonérer de TVA ces mêmes produits.

Ainsi, avec ces aides, des produits de bonne qualité pourraient concurrencer les produits de cette agriculture intensive qui est un véritable fléau tant au niveau de la qualité des produits, qu'au niveau des conséquences environnementales.

 

MAINTENANT, LA PETITE MISE AU POINT CONCERNANT LA FNSEA : lors de son instauration, la politique agricole actuelle, on ne peut plus néfaste, a été soutenue (ou plutôt exigée) par qui ? Eh bien, par la FNSEA (qui ressemble plus à un lobby qu'à un syndicat d'exploitants). ET QUI MANIFESTE AUJOURD'HUI ? HÉ OUI, LA FNSEA !

 

À l'époque, cette politique leur convenait parfaitement parce qu'elle leur permettait d'empocher des subventions à l'export, vers des pays qui eux n'en bénéficiaient pas. Là, ils n'y voyaient aucune concurrence déloyale. Mais maintenant qu'ils s'aperçoivent que ça permet aussi à d'autres pays de nous envoyer leurs productions pour moins cher (grâce à une concurrence tout aussi déloyale), alors, là, ça ne leur convient plus du tout !

 

Je me permettrais donc de leur rappeler (ainsi qu'à ceux qui ont mis en place ce système) un vieux proverbe qui me semble particulièrement bien adapté à l'agriculture et qu'ils feraient bien de garder en mémoire à l'avenir : "On récolte toujours ce que l'on sème", ou encore "Qui sème le vent récolte la tempête".

 

B. GONEL





N° 14 du 15 juillet 2015
CRISE GRECQUE : LA MANIPULATION DES ÉCONOMISTES

Tout d'abord, une petite mise au point pour ceux qui seraient encore assez naïfs de croire que l'Union Européenne a vraiment aidé les Grecs. En réalité, nous n'avons pas versé d'argent au peuple Grec. Nous avons seulement sauvé les banques commerciales en particulier allemandes (mais françaises aussi) en rachetant les dettes grecques détenues par ces établissements, dettes désormais transférés aux contribuables.

Mais ce qui m'agace le plus, c'est lorsque j'entends tous ces pseudos "spécialistes" nous parler de la "crise" grecque. Ce sont d'ailleurs toujours les mêmes, car lorsqu'il s'en trouve un qui ose exprimer des idées différentes de ses cons-frères (la faute d'orthographe est volontaire), il est très vite mis à l'écart (comme Bernard Maris autrefois).

Pour justifier la fermeté vis à vis de la Grèce, ces manipulateurs nous affirment que les espagnols, les portugais, les italiens et autres qui ont dû consentir des sacrifices énormes ne supporteraient pas qu'il n'en soit pas de même pour les grecs. NON ! Ce que ces peuples ne supportent pas, c'est que ceux qui les gouvernent n'aient pas eu le courage, ou plutôt l'honnêteté d'organiser, comme l'a fait le premier ministre grec, un référendum pour savoir si leurs citoyens acceptaient ou non de se soumettre aux exigences de la dictature européenne ! Nul doute que comme les grecs, ils auraient répondu NON !.

Les citoyens de ces pays ne sont pas stupides, ils sont capables de compassion (surtout face à un problème qu'eux-mêmes ont vécu) et sont capables d'admettre que ce n'est pas parce que leurs dirigeants les ont réduit à la misère qu'il faut exiger la même chose pour les grecs.

Alors, médiocres crétins d'analystes manipulateurs, arrêtez de croire que les citoyens sont incapables de comprendre. Arrêtez de transformer les victimes (les grecs) en coupables. Nous le savons tous, les coupables ce ne sont pas les citoyens (qui sont les premiers à souffrir), ce n'est pas non plus le gouvernement grec actuel qui vient tout juste d'arriver au pouvoir.

NON ! Les vrais coupables, ce sont leurs gouvernements précédents, ce sont les banquiers et les états créanciers qui ont encouragé la Grèce (avec la complicité des dirigeants de l'époque) à emprunter au-delà de sa capacité de remboursement. Ainsi, ils étaient assurés que la Grèce n'aurait d'autre choix que de s'endetter toujours plus pour rembourser ses dettes.

ON NAGE EN PLEIN RIDICULE OU PLUTÖT EN PLEIN RACKET !!!

 

B. GONEL





N° 13 du 23 février 2012
LES PROMESSES N'ENGAGENT QUE LES SOTS QUI Y CROIENT

Hier, mercredi 22, je mangeais tranquillement tandis que monsieur Sarkozy faisait son show habituel au JT de 20 heures sur France 2.

Tiens encore lui me suis-je dit, sans pour autant être vraiment surpris. On le voit tellement souvent que je ne l'écoute désormais que d'une oreille distraite. Quand tout à coup, j'ai pourtant failli avaler de travers. Parmi ses propositions de campagne, il en avait abordé deux concernant les revenus des PDG et l'imposition des revenus du capital.

Concernant les PDG à haut revenu, il proposait que leur rémunération soient désormais fixée non plus par le seul Conseil d'Administration, mais par l'Assemblée Générale des Actionnaires (ce qui permettrait aux petits épargnants d'avoir leur mot à dire). Au sujet des revenus du capital, il proposait que le taux d'imposition soit désormais le même que celui des revenus du travail. Fichtre, quelle trouvaille !

Ce qui m'a fait sursauter, ce n'est pas tant qu'il soit bien peu crédible de le voir ainsi s'attaquer à ceux qui sont pourtant son principal soutien. Ce n'est pas non plus que ce monsieur, à qui ça n'avait jamais effleuré l'esprit auparavant, se mette subitement à avoir ce genre d'idée, justement en période de campagne électorale, sachant que ce serait forcément populaire.

Non, ce qui m'a fait réagir, c'est surtout qu'il n'est point besoin d'avoir fait Sciences Po ou l'ENA pour imaginer ce genre de mesure. Ceux qui on déjà parcouru mes propositions sur ce site ont pu voir qu'elles figurent depuis déjà septembre 2010 au chapitre "Économie".

Déjà, lors des primaires socialistes, j'avais trouvé bien troublante la ressemblance (du moins dans l'idée générale), entre les propositions de monsieur Montebourg et ce que vous pouvez lire sur ce site. Mais venant d'un parti de gauche, ce n'était après tout qu'un retour aux vraies valeurs de la gauche. En revanche, qu'un candidat de droite propose les mesures dont je parlais, si on a un tant soit peu de bon sens, on ne peut tout simplement pas y croire.

Quel dommage que ces gens paient si cher des conseillers bardés de diplômes qui ne soient capables de leur suggérer autre chose que des mesures auxquelles un simple petit retraité tel que moi, n'ayant qu'un modeste certificat d'études, avait déjà songé 1 an ½ auparavant...

 

B. GONEL





N° 12 du 20 janvier 2012
UNE INITIATIVE AMUSANTE ET INTÉRESSANTE

J'aimerais attirer votre attention sur une initiative du réseau des Colibris que je trouve à la fois amusante et très intéressante. Il s'agit de l'opération "Tous candidats pour 2012". Bien sûr, il ne s'agit pas d'être vraiment candidat, c'est plutôt pour tourner en dérision le système et surtout pour donner de l'audience aux Colibris.

 

En plus il y a du beau linge qui participe à cette opération: Marion Cotillard, Mélanie Laurent, la chanteuse Zaz (ce sont d'ailleurs elles qui ont fait le clip) et d'autres. Je vous encourage vivement à vous inscrire massivement à cette opération, ça ne prend que quelques secondes. Le lien vers cette opération : http://www.touscandidats2012.fr

 

Pour ceux qui voudraient également s'inscrire, comme je l'ai fais moi-même au réseau des Colibris, voici un autre lien vers leur réseau : http://colibris.ning.com

 

Ces mouvements que je rejoins (en plus d'Action Citoyens Solidaires), loin d'être concurrents, poursuivent au contraire tous le même but : une société plus équitable, plus solidaire, plus humaine et plus respectueuse de la planète. Je ne saurais trop encourager ceux qui parmi vous poursuivent eux aussi ces objectifs à rejoindre ces réseaux, car ce n'est qu'ensemble, unis et solidaires que nous aurons des chances d'obtenir le changement que nous attendons tous !!!

 

Divisés, nous n'aurions aucune chance. L'important me semble-t-il, ce n'est de ne pas chercher à élaborer une sorte de programme de propositions communes dans l'espoir de fédérer ces différents réseaux. Non, dans l'immédiat, l'important c'est que nos idées soient globalement compatibles et lorsqu'elles le sont de décider chaque fois que possible d'actions communes et du partage de nos moyens d'action et de communication

 

 

B. GONEL





N° 11 du 5 décembre 2011
LE SENS DES VALEURS SAUCE SARKO !!!

L'hiver approche et il est probable que, comme chaque année, des SDF y laisseront la vie. D'autre part, on nous annonce qu'à cause de la crise et de l'endettement du pays nous allons tous devoir nous serrer la ceinture. J'imagine qu'en réalité ceux qui devront faire le plus d'efforts seront surtout, une fois encore, ceux qui déjà ne peuvent se nourrir que grâce aux Restos du Cœur, Secours Populaire et autre.

 

Aussi, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre au JT de 20h, du lundi 5 décembre sur France 2, que la France avait négocié avec la Chine la location de 2 pandas sur 10 ans, pour la modique somme de 1 million de dollars pas an. Et encore, je ne parle pas des frais qu'engendreront, pour le zoo, les travaux nécessaires pour que les 2 pandas puissent vivre dans des conditions favorables (aucun montant de ces frais n'a été révélé dans le reportage). En plus, on nous a présenté cet accord comme ayant été négocié au plus haut niveau par les 2 chefs d'état, c'est dire l'importance capitale d'un tel accord...

 

Combien de logements sociaux aurions-nous pu construire pour la même somme ? Bof, c'est sans importance. Il est probablement plus essentiel de pouvoir exposer 2 pandas que d'empêcher quelques SDF de CREVER comme des chiens chaque hiver.

 

Pour conclure, Monsieur le Président, vous êtes le personnage le plus écœurant, le plus abject, le plus méprisable que j'ai jamais vu. N'hésitez pas à me faire un procès, au moins on parlera de moi…

 

 

B. GONEL





N° 10 du 15 octobre 2011
DES RESSEMBLANCES BIEN TROUBLANTES...

Depuis quelques temps, bon nombre de mes contacts attirent mon attention sur certaines ressemblances entre mes propositions et celles de candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle de 2012... Troublante coïncidence, non, que des gens à qui ça n'avait jamais effleuré l'esprit auparavant puissent subitement avoir des idées si proches (parfois même quasiment identiques) de celles que je développe ?

Qu'il puisse y avoir des convergences de vue et des coïncidences est toujours possible. Je tiens à tout de même à souligner que mon manuscrit a été déposé à la SGDL en août 2010, soit près d'un an avant qu'ils fassent connaitre leurs propositions. Il est donc exclut que ce soit moi qui ait pu m'en inspirer, alors que le contraire est loin d'être évident... Ces étranges similitudes vont de la gauche à la droite (ce qui est assez paradoxal quand on voit la politique pratiquée jusqu'à maintenant par la droite).

Il en est ainsi du revenu citoyen proposé par monsieur De Villepin. Plus cocasse encore, la récente "mesurette" portant sur la réforme des conseillers territoriaux. Si je parle des mesurette, c'est parce que, bien que reposant sur la même idée, cette réforme reste encore très éloignée de ce que je propose, notamment au niveau des économies qui peuvent être réalisées.

Jusque là, on peut toutefois admettre qu'il puisse s'agir de coïncidences. Le cas le plus troublant est sans conteste celui de monsieur Montebourg dont bon nombre des propositions sont, dans l'esprit en tout cas, quasiment identiques aux miennes. À ce point de ressemblance, on peut difficilement parler de coïncidence.

Je n'accuse ni les uns ni les autres de m'avoir copié eux-mêmes, ils ont autre chose à faire. Mais on ne peut exclure l'hypothèse que certains membres de leurs partis leur aient soufflé ces propositions en prétendant qu'ils en étaient les auteurs. Tant qu'on se contente de s'inspirer des idées et que ce ne sont pas les écrits qui sont copiés, on ne peut bien sûr pas parler de plagia…

Bien loin d'éprouver une quelconque amertume, je ne peux que déplorer que monsieur Montebourg n'ait pas été choisi pour représenter le PS. NOS idées auraient eu alors quelques chances d'aboutir, si tant est qu'il ait mis en application son programme. Mais l'aurait-il fait ?... Le passé nous a démontré à plusieurs reprises qu'en politique les promesses n'engagent que les sots qui y croient...

 

B. GONEL





N° 09 du 4 juin 2011
AH QU'IL EST BEAU, QU'IL EST BEAU LE FIGARO !

Vous vous rappelez certainement les paroles d'une chanson de Lagaffe "Ah qu'il est beau, qu'il est beau le lavabo, qu'il est laid, qu'il est laid le bidet". Eh bien moi, en lisant un article du Figaro du 3 juin 2011, c'est à un chiotte que ce journal m'a fait penser. Quant aux propos des politiciens sur lesquels est fondé l'article, ils méritent encore moins de considération et de respect que ce qui tombe dans la cuvette. Le lien vers l'article :

 

Vendredi 3 juin, Le Figaro titrait "La France des assistés". Super pensais-je naïvement, on va nous parler des banques et de certaines entreprises qu'on a aidé pendant la crise (entreprises qui n'ont pas renoncé pour autant de continuer à délocaliser…). Parce que, en matière d'assistanat, là on a fait fort, c'est à coup de milliards qu'on les a assisté.

 

Mais non, suis-je bête, les assistés, ce sont ceux qui survivent sous le seuil de pauvreté, parfois même avec moins de 450 euros mensuel. Dans l'article on indique, je cite qu'ils sont "un véritable boulet pour les finances publiques" (mais les banques avec des patrons complètement cinglés, eux non). On décrit ces "assistés" comme de gros fainéants vautrés à longueur de journée dans leur canapé, face à un écran plat géant. C'est bien connu, quand on vit avec les minimas sociaux, un écran plasma, c'est bien le moins qu'on puisse s'offrir...

 

Eh, les politicards de mes deux, cessez de nous désigner des boucs émissaires en nous croyant trop cons pour savoir qui nous pourrit la vie en réalité. Tantôt c'est les étrangers, tantôt les assistés, tantôt les grévistes. Jamais les banquiers et les patrons du CAC 40 ? Ça ne marche plus la tactique du "diviser pour mieux régner", du moins pas avec ceux qui ont assez de neurones pour réfléchir !


Eh, les médias, savez-vous encore seulement ce que veut dire informer ? L'affaire Strauss Kahn, un ministre pédophile ou un autre fétichiste du pied, ça va maintenant, ça y est, on a compris. Mais Fukushima, le danger est écarté ? C'est comme pour Tchernobyl, pas de retombées en France ? La sécheresse qui va faire grimper les prix de l'alimentaire et la baisse du niveau des fleuves qui va obliger à arrêter des centrales nucléaires, aucun lien avec le réchauffement climatique ? Aucun risque que ça devienne de plus en plus fréquent ? Alors, soyons rassurés, les médias nous tiennent informés...


Et le mouvement "Les Indignés", il n'y en a qu'en Espagne et en Grèce ? C'est bizarre, moi qui ne suis pas journaliste, je sais qu'il y en a un peu partout en France. Il y en a aussi en Belgique, en Suisse et probablement ailleurs encore. Mais pour que ça vaille la peine de nous en parler, peut-être faudrait-il qu'il y ait quelques morts bien sanguinolents, comme dans les pays arabes dont les peuples nous ont montré l'exemple.


Eh les journalistes, avez-vous perdu toute fierté, n'avez-vous plus aucun sens de l'honneur de votre profession ? Ne voyez-vous pas que vous avez aujourd'hui la possibilité de jouer un rôle historique déterminant dans l'avenir de notre société ? Préférez-vous faire figure de lâches en continuant d'obéir soumis aux ordres de vos directions à la solde de puissants groupes financiers ? La résistance, ça ne doit pas être seulement l'affaire de ceux que vous interviewez quand ils n'ont plus besoin de vous. NON, la résistance, vous avez vous aussi le devoir d'y prendre part !


Quel gouvernement généreux que le notre qui aide si bien ses assistés !!! Quelle objectivité dans nos médias, comme ils remplissent bien leur mission d'information !!! Et nous les citoyens de tous les pays où "Les Indignés" se mobilisent pour notre avenir, allons-nous rester sur notre cul en gémissant "c'est trop injuste", comme Caliméro (un dessin animé que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître) ?


Allons-nous attendre que le mouvement s'essouffle, ou allons-nous les rejoindre et nous décider enfin à ne plus vivre à genoux ? Ne soyons plus les spectateurs impuissants de nos propres vies, refusons de continuer à nous comporter en moutons bêlants. Nous avons aujourd'hui, une occasion qui ne se reproduira certainement pas de si tôt d'agir pour mettre fin à ce système ignoble dans lequel on nous a enfermé.

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B. GONEL





N° 08 du 10 février 2011
BEN ALI, MOUBARAK… ET MAINTENANT, À QUI LE TOUR ?

Tunisie, et de UN. Égypte, et de DEUX. Peut-être bientôt l'Algérie et d'autres. Quelle leçon de courage nous donnent aujourd'hui ces populations. Félicitations à eux et merci pour ce message d'espoir qu'ils délivrent au monde entier !!!

 

Et nous, que faisons-nous pendant ce temps ? Nous ? Eh bien nous regardons à la télé Sarko se gargariser de ses propres paroles et nous gueulons entre nous à l'heure de l'apéro. Oui, je sais, ici nous ne sommes pas en dictature me direz-vous. Mais chez nous aussi des gens ont de plus en plus de mal à seulement pouvoir se nourrir. Car ne l'oublions pas, c'est avant tout la faim qui a conduit à la révolte, pas seulement les privations de liberté.

 

En réalité, il existe un autre type de dictature, bien plus étendue, qui agit dans l'ombre, discrète et sournoise. Ben Ali et Moubarak (comme tant d'autres) n'en étaient que les marionnettes. La vraie dictature ne se limite pas à tel ou tel endroit du globe, elle est planétaire. Mais qui sont-ils ces dictateurs à cause desquels nous n'arrivons plus à nourrir nos familles ? Si on prend la peine d'observer comment fonctionne le monde, une seule réponse possible, les banquiers, les spéculateurs et les gros actionnaires des multinationales. Leurs palais ? Le G8, l'OMC, le FMI, l'OCDE, et autres.

 

Les uniformes noirs d'hier ont fait place aux costumes trois pièces de certains PDG de multinationales et banques, tout aussi cruels, dépourvus d'âme et de sens moral. Face à leur cupidité, le nombre des victimes (9.000.000.000 de morts par an, dus à la famine, dont 1 enfant toutes les 5 secondes) importe peu, ce ne sont pour eux que des "dommages collatéraux", rien de plus que quelques chiffres dans des statistiques qu'ils n'ont probablement même pas la curiosité de consulter.

 

Sur le plan des "performances", le nombre des victimes de ce capitalisme prédateur est sans commune mesure avec celui des victimes du nazisme ! Demandez donc à ceux qui mourront cette année s'ils pensent plus enviable de mourir de faim que gazés ! Quant à certains de nos politiciens qui courbent respectueusement l'échine devant la toute-puissance financière, ils sont au capitalisme (du moins cette forme de capitalisme effréné, sauvage, brutal et dépravé) rien de moins que ce qu'étaient les collabos au nazisme.

 

Aujourd'hui, pour en sortir vraiment la révolution, ne peut plus être uniquement locale, elle doit être globale et planétaire ! Elle ne doit plus être orientée uniquement contre tel ou tel petit despote local, mais avant tout contre ceux par qui ils se laissent manipuler à l'échelon mondial !!!

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B. GONEL





N° 07 du 11 janvier 2010
LETTRE OUVERTE A MADAME LA MINISTRE DE LA SANTÉ

Madame la Ministre

 

Soucieuse de préserver la santé de nos concitoyens (j'espère du moins que c'était bien là le but véritable de l'opération), vous avez entrepris une grande campagne de vaccination contre la grippe A dont la pandémie n'a heureusement pas atteint l'ampleur redoutée.

 

J'aimerais attirer votre attention sur un autre virus autrement dangereux et virulent, connu sous le nom de "capitalisme ultralibéral". À l'origine de ce virus, des travaux menés par des organismes tels que G 8, OMC, OCDE et Banque Mondiale, portant sur diverses souches infectieuses, dont les principales avaient pour noms : lâcheté politique, corruption, manipulation des médias et désinformation en vue d'engendrer l'appauvrissement intellectuel et la résignation populaire, avidité financière et économique, dérégulation des marchés, subventions agricoles, liberté totale pour les banques et autres organismes financiers de faire absolument n'importe quoi.

 

C'est à la suite de croisements entre ces diverses souches qu'est né le virus "ultralibéral", ainsi génétiquement modifié. Erreur de manipulation ou acte terroriste d'économistes au cerveau dérangé, aucune enquête n'ayant été diligentée, le mystère reste entier. Toujours est-il que ce virus s'est trouvé dispersé dans l'atmosphère, engendrant chaque année dans le monde 9.000.000 de décès consécutifs à la famine, dont 1 enfant toutes les 5 secondes. Ce chiffre ne tient bien sûr pas compte des 1.020.000.000 d'êtres humains (oui Madame la Ministre, vous avez bien lu : 1 milliard, 20 millions) qui présentent les premiers symptômes de contamination, phase connue sous le nom de "malnutrition".

 

Après mutations, ce virus est maintenant parvenu jusque dans nos pays occidentaux sous des formes certes atténuées, mais néanmoins gravissimes. Ces variantes, connues sous les noms de "chômage", "précarité", "pauvreté", "injustices sociales", "pollution, destruction de la biodiversité, réchauffement climatique" et autres, peuvent aller dans leurs formes aigues jusqu'à provoquer de graves carences en logement sociaux. Leurs effets dévastateurs se caractérisent également par une augmentation des actes de violences et suicides, des troubles psychologiques (pertes des repères et valeurs, résignation, individualisme et arrivisme, etc).

Plus grave, ces variantes sont susceptibles d'entrainer de nombreux décès (dus au froid) parmi une population connue sous le nom de SDF dont je conçois que vous n'ayez jamais entendu parler. En effet, les médias n'en parlant qu'en période hivernale, on pourrait penser (à tort) que les sujets concernés, contrairement aux taupes, ne sortent de leur période de léthargie qu'en cette saison. Pour votre information, les SDF constituent une peuplade étrange, vivant en zones urbaines des pays dits "civilisés" et dont le mode de vie s'apparente à celui de certaines populations indigènes primitives, vivant à même le sol et faisant la joie des touristes.

 

Moi-même et de nombreux autres retraités sommes atteints par une forme plus bénigne de la maladie connue sous le nom de "revenu inférieur au seuil de pauvreté".

Il semble malheureusement que le mal ne soit pas, loin de là, en voie d'être enrayé. Il touche, au contraire des couches de plus en plus larges de populations à travers le monde. Comme vous pouvez le constater cette pandémie n'a aucune commune mesure avec celle du virus de la grippe A, c'est pourquoi je m'étonne qu'aucune mesure préventive n'ait encore été prise.

 

Je vous suggère donc d'intervenir avec la plus grande fermeté auprès de vos collègues, ainsi que de notre très vénéré, très omniprésent et très omnipotent Président, pour que la priorité budgétaire de cette année 2010 soit consacrée à des recherches poussées en vue de l'élaboration de toute urgence du vaccin "antilibéral" nécessaire pour enrayer ce véritable fléau.

 

Permettez-moi, Madame la Ministre de profiter de l'occasion pour vous souhaiter une merveilleuse année 2010 (en tout cas, je l'espère meilleure que la nôtre) !!!

 

Dans l'attente des mesures urgentes que vous aurez, j'en suis persuadé, à cœur de prendre, veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de mon profond respect.

 

 

B. GONEL





N° 06 du 26 décembre 2009
COPENHAGUE : LE MONDE À LA MERCI D'UNE POIGNÉE D'IRRESPONSABLES !!!

Le ridicule semblant d'accord au sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique n'est rien d'autre qu'une hypocrite mascarade. Aucune mesure contraignante, aucun objectif à long terme clairement défini, aucune organisation de contrôle. En clair, à part de la poudre aux yeux, RIEN !!! Il est vraiment pitoyable et affligeant de constater que, même sur des sujets aussi vitaux, le profit et l'égoïsme priment sur la raison ! La preuve est ainsi faite que le monde entier et l'avenir de l'humanité dépendent d'une poignée d'irresponsables.

 

Si tous ces chefs d'états et de gouvernement ne parviennent pas à trouver un accord avant que les changements climatiques ne soient irréversibles, alors ils porteront la responsabilité de la disparition de l'humanité entière (et de toutes formes de vies sur terre). Ne pas parvenir à un accord, quel qu'en soit le prix, équivaudrait à un suicide collectif. Non pardon, à un meurtre de masse, car un suicide, c'est quand on choisit de mourir… moi (comme vous probablement), je n'en ai aucune envie.

 

En ce sens, ces irresponsables seraient encore plus abjects que les pires criminels de guerre. Si nous en arrivions là, ce génocide (car c'est bien de cela dont il s'agit) n'aurait aucune commune mesure avec celui perpétré par le nazisme, puisqu'il serait cette fois un GÉNOCIDE TOTAL !!! J'espère alors, qu'avant que nous ayons tous disparus, ils seront jugés comme ils le méritent, pour crime contre l'humanité.

 

J'ose croire que nous n'en arriverons pas là et qu'ils se ressaisiront avant qu'il ne soit trop tard. Malheureusement, je ne vois guère de raisons d'être optimisme quant à leurs capacités à retrouver un peu de bon sens…

 

Alors, pendant qu'il en est encore temps, à tous je souhaite une BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010 !!!

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B. GONEL





N° 05 du 19 décembre 2009
SANS-ABRI : LES PREMIERS MORTS DE FROID DE L'ANNÉE !!!

À l'heure où j'écris ces lignes, le froid a déjà fait ses 4 premières victimes de l'année 2009 parmi les sans-abri (du moins 4 dont la presse ait fait état) !!! Et pourtant, l'hiver n'est pas encore là. Combien en faudrait-il chaque année pour qu'enfin nos politiciens se décident à faire sérieusement quelque chose pour le logement social ?

 

Que des gens puissent se trouver dans cette situation dans notre pays et à notre époque où circulent tant de richesses, c'est inacceptable, révoltant et abject !!! Il y a peu, on avait su trouver 320 milliards pour renflouer les banques. Cette semaine, notre très vénéré Nicolas 1er nous annonçait ce qu'il allait faire du grand emprunt qu'il va lancer l'année prochaine.

 

Fallait-il renflouer les banques ? Bien sûr que oui, depuis des décennies, la lâcheté de nos gouvernants a laissé ces charognards prendre tellement de pouvoir que nous n'avons même plus d'autre choix. L'utilisation du grand emprunt est-elle judicieuse, si tant est qu'un emprunt puisse être judicieux, alors que le pays est déjà surendetté ? Sur les 35 milliards au total, on ne peut guère reprocher de vouloir soutenir l'enseignement et la formation (11 milliards), la recherche (8 milliards), les PMI et PME (6,5 (milliards).

 

Je serais déjà plus réservé pour ce qui concerne, certes les énergies alternatives, mais principalement le nucléaire de 4ème génération (5 milliards). En revanche, qu'on préfère consacrer 4,5 milliards à l'économie numérique (principalement au très haut débit), plutôt que de construire des logements qui pourraient sauver des vies, je trouve ça indécent et répugnant. Sans doute est-il beaucoup plus important de pouvoir disposer du très haut débit que d'un toit, dans un pays où la performance, la compétitivité et le profit ont plus de valeur que la vie humaine.

 

Vouloir aider ses semblables est même devenu condamnable, semble-t-il. Rappelons-nous que Messieurs Augustin Legrand et Jean-Baptiste Eyrault, représentant respectivement les associations "Les Enfants de Don Quichotte" et "Droit au Logement", ont été condamnées, fin 2008, pour avoir eu l'outrecuidance d'afficher la misère (de ceux que la société préfèrerait oublier) et l'arrogance de dénoncer la carence des gouvernements successifs et l'indifférence du monde politique en général. Bravo messieurs les juges, quelle belle image de l'humanité qui anime l'institution que vous représentez ! Je suppose que ça ne vous aura pas coupé l'appétit en rentrant dans vos demeures douillettes ?

 

Oh, il est vrai que vous n'avez fait qu'appliquer la loi ! C'est bien ça d'ailleurs le plus honteux de l'histoire ! Car comment définir autrement des lois qui, d'un côté, condamnent ceux qui veulent aider leur prochain et d'un autre côté, permettent le plus légalement du monde à des banquiers de jouer et de perdre des fonds inimaginables qui ne leur appartiennent pas en propre, ou à des dirigeants d'entreprises de partir avec des primes scandaleuses après avoir quasiment détruit l'entreprise qu'ils dirigeaient ?

 

Il y a quelques temps (je ne ma rappelle plus très bien quand, l'année dernière je pense), on a beaucoup parlé de la Marseillaise sifflée dans les stades. Mais que sifflait-on au juste ? Et si, plutôt que le symbole du pays (qui a jadis tant fait pour les droits de l'homme), ce qui a été sifflé c'était en réalité ce que nos gouvernants successifs en ont fait de cette France ?

 

Un pays dont la devise si on l'écrivait aujourd'hui ne pourrait plus être "LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ", mais rien d'autre que "INDIFFÉRENCE, CUPIDITÉ, MAGOUILLES" !!! Parce que si c'est cela qui a été sifflé, je l'avoue franchement et le revendique même, si j'avais été dans le stade, j'aurais moi aussi sifflé. Car j'ai honte, non pas de mon pays, mais de ceux qui le gouvernent, l'ont gouverné et continueront de le gouverner, si nous, citoyens ordinaires de la "France d'en bas", continuons à refuser de croire possible de nous rassembler pour prendre nous-mêmes en main notre propre destinée.

 

 

B. GONEL





N° 04 du 14 décembre 2009
IDENTITÉ NATIONALE ! UN MOYEN DE NOUS DÉTOURNER DES VRAIS PROBLÈMES ???

Il semblerait que toute l'habileté des politiciens réside dans leur capacité à nous manipuler en nous invitant à réfléchir sur des sujets susceptibles de nous diviser, pour détourner notre attention de nos vrais problèmes. Par exemple, notre pouvoir d'achat en berne, manque de logements sociaux, banquiers irresponsables, patrons voyous, ou corruption, sujets susceptibles, eux, de nous rassembler (puisque sur ces sujets nous sommes quasiment tous d'accord, de l'extrême gauche à l'extrême droite).

Bien que ce ne soit pas le sujet que j'ai vraiment envie de traiter, notre très vénéré et très omniprésent Nicolas 1er insiste tellement sur notre identité nationale que je ne peux m'abstenir de dire ce que j'en pense. Essayons d'abord de cerner ce qui forge notre identité nationale. Je ne pense pas que l'indenté nationale soit uniquement liée à notre histoire. Personnellement, mais ça n'engage que moi, je dirais que ce sont avant tout nos valeurs. Alors, quelles sont-elles ces valeurs ? Je pense qu'un moyen de s'en faire une idée est de consulter les médias (télé, radio, presse écrite) qui sont sensés être le reflet des sujets qui nous intéressent.

Personne ne relève rien d'anormal dans ce que je viens d'écrire ? Non, vraiment ? Alors, soit vous ne suivez pas, soit vous ne percevez pas clairement la façon dont fonctionne notre société. Non, bien sûr, en réalité les médias sont avant tout conçus pour nous conditionner à ce que doivent être nos sujets d'intérêts (pour que nous ne soyons pas trop tentés de nous intéresser aux sujets réellement importants).

Ceci étant précisé, voyons maintenant les faits marquants à la une des journaux du mois de novembre. Il y a eu une journée mondiale de la faim qui aurait permis à ceux qui l'ignoraient encore de découvrir que, outre les 9.000.000 de personnes qui chaque année meurent de faim dans le monde (dont 1 enfant toutes les 5 secondes), 1 milliard d'autres souffrent de malnutrition (dont tout de même 2.000.000 en France, pourtant considérée comme pays "riche" ???) On aurait pu penser que ce sujet mériterait la une des journaux ? Eh bien non, tout au plus quelques secondes en fin de journal télévisé (quelque soit la chaine).

Non, la une des journaux (et de quantité d'autres émissions), pendant plusieurs semaines a été consacrée exclusivement à une main d'un joueur de foot qui a permis à l'équipe de France de battre l'Irlande. Pas un homme politique (ou si peu), pourtant bien silencieux sur le sujet de la faim dans le monde, qui n'ait jugé nécessaire d'y aller de son petit commentaire. Je n'insisterai pas sur le sujet du foot, car s'il y a une chose dont je me fous complètement, c'est bien celle-ci.

Il y a tant de vrais sujets de préoccupation, d'inquiétude, d'angoisse même pour certains, que s'attarder à de telles futilités me semble tout simplement une perte de temps. Mais si c'est là notre hiérarchie des valeurs, alors cette identité nationale dont on nous parle tant, je ne suis pas convaincu qu'il y ait de quoi en être vraiment fier.

Le véritable sujet de mon article, c'est plutôt le racisme qui couve sous ce débat de l'identité nationale, comme la braise couve sous la cendre, risquant à tout moment de raviver l'incendie. Car ne nous y trompons pas, le racisme n'est pas l'apanage de la Suisse. Les réactions que j'ai entendues, suite à l'affaire du référendum sur les minarets en Suisse en sont assez révélatrices.

Alors, pourquoi ce racisme ? Eh bien, c'est évident, suis-je bête, c'est bien connu que lorsque ça va mal, c'est forcément de la faute des maghrébins et noirs (qu'ils aient la nationalité française ou soient simples résidents, en situation régulière ou irrégulière). N'est-il pas évident que ce sont tous des fainéants qui sont toujours au chômage ? En plus, est-ce que ce n'est pas parce qu'ils acceptent de travailler pour des salaires moindres qu'ils nous piquent nos emplois ? Tout le monde sait ça, non ?

Vous ne trouvez rien de paradoxal dans ce genre d'affirmations ? Moi, si, comment peut-on être à la fois un fainéant perpétuellement au chômage et en même temps nous piquer nos emplois. S'il vous plait, les gars d'extrême droite, expliquez moi, je suis tellement idiot que je n'arrive pas à comprendre…

Bon, ne réfléchissons pas trop et essayons de voir plus loin. Il y a au moins un point sur lequel je pense que même les gens d'extrême droite seront d'accord, c'est que si les choses vont mal, c'est aussi parce que les sociétés délocalisent à l'étranger, que les actionnaires veulent toujours plus de profit en rognant sur nos emplois et salaires et que les banques font n'importe quoi, sachant parfaitement que l'État (donc nous) n'aura d'autre choix que de les renflouer en cas de problème.

Sachant cela et conscient que les responsables de nos misères sont les français d'origine étrangère et étrangers résidant en France, on ne peut qu'en déduire que les actionnaires, PDG de multinationales et banquiers sont forcément tous des maghrébins et noirs des cités dites "'sensibles" du 93 et d'ailleurs ! CQFD

Non ? Vous ne semblez pas convaincus ? Pourtant ma démonstration n'est-elle pas d'une logique implacable ? Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression d'avoir dis des sottises quelque part. Pourtant, pour ceux qui défendent ces thèses, c'est tellement plus commode de s'en prendre à des gens plus faibles qu'aux vrais responsables de nos malheurs, auxquels ils n'auraient pas le courage de s'attaquer.

Savez-vous ce qui me désole le plus en terminant cet article ? C'est que ceux qui le liront ne sont précisément pas ceux qui gagneraient à le lire, si tant est que ces derniers soient capables de se remettre en question et de réfléchir à la stupidité des thèses qu'on leur a enfoncé dans le crâne.

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B. GONEL





N° 03 du 8 juin 2009
DES RÉSULTATS BIEN NAVRANTS AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES

Voilà, c'est fait, les élections européennes sont passées et je trouve les résultats tout à fait consternants. En France, la droite aux couleurs de l'UMP a gagné avec un score de 27,8% et pavoise. Il n'y a pourtant pas de quoi, car l'abstention record a atteint cette fois environ 60%. Les votes exprimés n'étaient donc que d'environ 40% des électeurs et de ce fait, le score de la majorité n'est que de 27,8% de ces 40% (donc seulement environ 11% de la population), soit une infime minorité. De quoi, à mon avis se sentir ridicule plutôt que de pavoiser. Le seul aspect positif de ces élections est donc à mes yeux la percée des écolos (j'ai voté Europe Écologie), avec 16,28% des voix.

 

J'ai vraiment bien du mal à comprendre que le vainqueur d'élections puisse être un parti actuellement au gouvernement dont, pourtant (selon un récent sondage BVA pour France Info), 61% des personnes interrogées jugent mauvaise la politique économique (politique en tous points semblable à celle de l'Union Européenne). Tiens au fait, 61%, c'est environ le taux des abstentions. Peut-on en déduire que les mécontents sont précisément ceux qui s'abstiennent ? Pour ma part, je pense que oui, du moins en grande partie. Je peux les comprendre, car comme eux, je n'ai plus aucune confiance dans le monde politique qui ne sait que promettre d'améliorer notre quotidien et jamais ne tient ses promesses. Il n'y a pas si longtemps, je faisais partie de ceux qui pensaient que mieux valait carrément s'abstenir plutôt que voter pour des candidats qui nous semblent non pas les meilleurs, mais seulement les "moins pires".

 

Ce qui m'a fait changer d'avis, ce sont les résultats de l'élection présidentielle. Car, comme le montrent aujourd'hui les résultats des européennes, j'ai pris enfin conscience que l'abstention profite le plus souvent à la droite et aux extrêmes. Je pense donc maintenant, qu'à défaut d'avoir confiance dans nos politiciens, plutôt que de s'abstenir mieux vaut quand même voter pour des partis dont on aurait pu craindre qu'ils n'aient aucune chance (mais qui au moins ont à cSur de protéger la planète). Rien ne peut en effet avoir de pires conséquences sur les résultats que l'abstention, comme on vient de le voir. Que puisse remporter des élections, un parti dont 61% des citoyens se disent mécontents est tout simplement une aberration !

 

Mais qui sont-ils ces abstentionnistes et surtout pourquoi s'abstiennent-ils ? À défaut de statistiques sur le sujet, je ne peux m'appuyer que sur mes différentes conversations avec mon entourage et sur mes divers blogs. Sur cette base, je classerais les abstentionnistes en cinq grandes catégories. Dans une première catégorie, je classerais ceux, une infime minorité (moins de 5%), que je qualifierais d'insouciants et qui ne s'intéressent bien souvent à rien d'autre qu'eux-mêmes. Dans une seconde catégorie (probablement aux environs de 25%), je classerais ceux qui considèrent que voter ne sert à rien, puisque, quelque soit le parti gagnant, ce sont toujours les mêmes qui se rempliront les poches et les autres qui devront "ramer" pour boucler les fins de mois. Même si je peux comprendre les motivations des seconds, il semble malheureusement qu'on ne puisse espérer un changement de comportement de la part de ceux qui appartiennent à ces deux premières catégories.

 

Ce sont donc les catégories suivantes qui, d'après moi, pourraient permettre de profonds changements s'ils se mobilisaient. Selon mon estimation, ces trois dernières catégories représenteraient environ 70% des abstentionnistes, répartis de façon à peu près égale entre chacune des catégories. Dans la troisième catégorie, je classerais ceux qui votaient autrefois pour le PS, mais qui sont aujourd'hui écSurés par ces incessantes guerres des chefs (plus qu'idéologiques), qui considèrent que ce parti a renié ses valeurs et n'a plus aujourd'hui de gauche que le nom. Dans la quatrième catégorie, je classerais ceux qui voteraient volontiers pour des "petits" partis, mais qui considèrent que, ceux-ci n'ayant aucune chance sérieuse, mieux vaut s'abstenir. Ceux-là espèrent voir aboutir un jour une union des petits partis (allant des écologistes au NPA, en passant par le nouveau Parti de Gauche, le PC et autres), mais ils se sont lassés face à l'impossibilité de trouver des accords, chacun des dirigeants voulant, là aussi, tirer la couverture à lui. Dans la cinquième catégorie, il y a enfin ceux qui ont perdu toute confiance dans les politiciens ne se décideront à reprendre le chemin des urnes que lorsque un paysage politique entièrement nouveau et assainit pourra s'imposer, laissant la place à des citoyens ordinaires, des gens du peuple comme vous et moi et surtout n'appartenant pas au monde politique que nous avons connu jusqu'à maintenant.

 

Au sein de ces trois dernières catégories est en train de germer une idée nouvelle, porteuse d'un espoir, que je partage. C'est donc à eux que s'adressera mon prochain article qui traitera de cette attente des citoyens ordinaires de la "France d'en bas" et des moyens d'y parvenir.

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B. GONEL





N° 02 du 1er juin 2009
MERCI AUX ASSOCIATIONS

En ces temps difficiles et compte-tenu que la crise que nous traversons, loin de développer l'esprit de solidarité, semble au contraire renforcer le "chacun pour soi", je ne vois pas grand chose dans la vie sociale qui puisse motiver des coups de cSur. Du côté des acteurs économiques et du monde politique, c'est encore pire (au point que ça en devient honteux), mais ça, rien de changé, suis-je tenté de dire, nous y sommes depuis longtemps habitués.

 

Je voudrais quand même saluer les associations caritatives (et leurs bénévoles), notamment "Les Restos du Cœur", dont la campagne d'hiver vient de se terminer. Ils ont dû faire face à une demande record et tout laisse à penser qu'elle risque d'être encore croissante l'hiver prochain. On peut d'ailleurs se demander s'ils pourront encore longtemps tenir un tel rythme.

 

Un coup de chapeau également à Messieurs Augustin Legrand et Jean-Baptiste Eyrault, représentant respectivement les associations "Les Enfants de Don Quichotte" et "Droit au Logement" qui ont été condamnées, fin 2008, pour avoir eu l'outrecuidance d'afficher la misère (de ceux que la société préfèrerait oublier) et l'arrogance de dénoncer la carence des gouvernements successifs et l'indifférence du monde politique en général. Bravo messieurs les juges, quelle belle image du sens de l'humanité qui anime l'institution que vous représentez ! Je suppose que ça ne vous aura pas coupé l'appétit en rentrant dans vos demeures douillettes ?

 

Oh, bien sûr, vous n'avez fait qu'appliquer la loi ! C'est bien ça d'ailleurs le plus honteux de l'histoire ! Car comment définir autrement des lois qui, d'un côté, condamnent ceux qui veulent aider leur prochain et d'un autre côté, permettent le plus légalement du monde à des banquiers de jouer et de perdre des fonds inimaginables (qui ne leur appartiennent pas en propre), ou à des dirigeants d'entreprises de partir avec des primes scandaleuses après avoir quasiment détruit l'entreprise qu'ils dirigeaient ?

 

Il est vrai qu'eux ne troublent pas l'ordre public ni la circulation. Ils se contentent de ruiner le pays et d'envoyer au chômage, sans état d'âme ni remord, des millions de salariés, aussi simplement qu'on se débarrasserait d'un préservatif après usage (au fait, l'argent qui a servi à renflouer les banques, ça représenterait combien de logements sociaux ?). Oui, vraiment un bel exemple de justice et d'égalité !

 

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ !!! Vous qui faites les lois et vous qui les appliquez, rappelez-vous la devise de notre pays, car de plus en plus, ces derniers temps, chacun des mots qui la compose est bafoué et foulé aux pieds !!!

 

Heureusement qu'il existe encore des gens dévoués à leurs prochains (mais on ne peut que regretter qu'ils ne soient qu'une minorité), car c''est sur eux seuls que les plus démunis peuvent compter.

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B. GONEL





N° 01 du 25 mai 2009
L'INDIFFÉRENCE DES REPRÉSENTANTS SYNDICAUX ENVERS LES RETRAITÉS

Je suis, en ce moment, particulièrement remonté contre les syndicats. Bien sûr, ce qui me scandalise, ce n'est pas qu'ils demandent des mesures pour préserver l'emploi et augmenter le pouvoir d'achat. Ça, ça me semble pleinement justifié. Mais quand ils parlent pouvoir d'achat, on ne les entend toujours parler que des seuls salaires. Comme d'habitude, pas un mot sur les ridicules petites retraites (et là, je ne parle pas uniquement du "minimum vieillesse").

 

Récemment, j'entendais un leader syndical demander comment on peut vivre à moins de 1200 euros par mois. Eh bien, puisqu'il semble préoccupé par le sujet, j'aimerais qu'il me dise ce qu'il pense de devoir vivre avec moins de 850 euros par mois (c'est ce que j'ai pour vivre), ou encore mieux, avec moins de 500 euros par mois (c'est le chiffre autour duquel tournent les minimas sociaux). Pourtant, on ne les entend formuler aucune revendication en faveur de ceux qui doivent vivre, pardon, survivre, avec des revenus aussi ridicules que scandaleux !!!

 

Que ce gouvernement et ce président soient indifférents au sort des plus pauvres n'a rien de très surprenant. Depuis toujours, on voit bien que la droite semble n'avoir d'autre ambition que de servir fidèlement le MEDEF. Que les partis de gauche ne s'expriment pas d'avantage sur ce point est déjà plus troublant. Mais alors, que les syndicats restent silencieux sur le sujet, c'est tout simplement ignoble !!!

 

Toute ma vie, j'ai été militant et au syndicat, on m'a beaucoup parlé solidarité. Je me suis donc battu pour défendre l'intérêt de tous. Mais si j'avais su qu'une fois à la retraite, cette solidarité, dont on m'avait tant parlé, je ne pourrai plus compter dessus, j'aurais économisé mes cotisations syndicales, mon temps et mon énergie.

 

La vraie solidarité, ce n'est pas défendre seulement telle ou telle catégorie, c'est défendre l'intérêt général et c'est, par définition, basé sur la réciprocité. Donc, ou bien on demande l'augmentation du pouvoir d'achat pour tous (pour tous, messieurs les représentants syndicaux), ou bien, si on veut rester dans le catégoriel, la priorité des revendications doit bénéficier d'abord à ceux qui ont le moins (là, ce n'est même plus de moi dont je parle, mais des minimas sociaux qui en ont encore plus besoin). La solidarité, c'est ça et rien d'autre !!!

 

J'étais resté syndiqué après la retraite, mais là, complètement écSuré par le silence des syndicats, j'ai résilié mon adhésion et si d'autres retraités encore syndiqués me lisent, je les encourage à faire de même. En effet, à quoi bon continuer si les représentants syndicaux peuvent encore compter sur nous, alors que nous, visiblement, nous ne pouvons plus compter sur eux.

 

Au risque d'être déçu, je veux pourtant croire que, pour le défilé du 1er mai (dont on ne peut qu'espérer qu'il sera unitaire), on entendra enfin les représentants syndicaux s'exprimer sur tous les revenus inférieurs à 1000 euros par mois et notamment les petites retraites (et pas seulement le minimum vieillesse).

 

 

B. GONEL