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N° 22 paru le 27 juillet 2015
MANIFESTATIONS DE LA FNSEA : PETITE MISE AU POINT

En matière de politique agricole on marche vraiment sur la tête (pas seulement en France, mais au niveau international). C'est vrai, mais la FNSEA a sa part de responsabilité.

 

Tout d'abord, une PAC qui ne profite qu'aux plus gros exploitants (puisque proportionnelle à la taille de l'exploitation), alors que ce sont les plus petits qui en auraient le plus besoin. D'autre part, des subventions à l'export qui encouragent les exploitants à produire toujours plus pour exporter vers des pays qui eux ne bénéficient pas de ces subventions.

 

Le résultat de cette politique (qui devrait valoir à ceux qui l'ont instaurée de finir en psychiatrie), c'est qu'on voit arriver chez nous (à moindre coût) des produits venant de l'étranger, alors qu'on en produit dans le village d'à côté. Pendant, ce temps nos exploitants du village d'à côté reçoivent des subventions pour exporter leurs mêmes produits vers d'autres pays qui eux ne bénéficient pas de subventions à l'export.

 

Oui, je sais, jusque là ça ressemble à un film comique. Mais ce qui est moins drôle, c'est que pour nourrir leur bétail, les éleveurs font venir de très loin du soja, maïs, etc. et que, pour produire ces aliments destinés au bétail, on rase des forêts entière (notamment en Amazonie) afin d'augmenter les surfaces cultivables. Au final, le résultat sera une véritable catastrophe, tant environnementale qu'humaine… Et le pire, c'est que nous en sommes conscients.

 

Au lieu de cette agriculture intensive destructrice, ne serait-il pas plus raisonnable (oui, je sais, c'est un mot qu'on ignore dans le milieu politique) de remplacer cette politique du produire toujours plus pour toujours moins cher, par une politique de soutien aux produits de proximité et de qualité à des prix raisonnables. Pour y parvenir, je pense qu'il faudrait par exemple :

- 1er : verser des aides aux agriculteurs qui voudraient se reconvertir à une agriculture bio et de proximité.

- 2èm : remplacer les subventions à l'export par des subventions aux productions bio destinées au marché intérieur (les circuits courts de proximité devant être les plus favorisés).

- 3èm : exonérer de TVA ces mêmes produits.

Ainsi, avec ces aides, des produits de bonne qualité pourraient concurrencer les produits de cette agriculture intensive qui est un véritable fléau tant au niveau de la qualité des produits, qu'au niveau des conséquences environnementales.

 

MAINTENANT, LA PETITE MISE AU POINT CONCERNANT LA FNSEA : lors de son instauration, la politique agricole actuelle, on ne peut plus néfaste, a été soutenue (ou plutôt exigée) par qui ? Eh bien, par la FNSEA (qui ressemble plus à un lobby qu'à un syndicat d'exploitants). ET QUI MANIFESTE AUJOURD'HUI ? EH OUI? LA FNSEA !

 

À l'époque, cette politique leur convenait parfaitement parce qu'elle leur permettait d'empocher des subventions à l'export, vers des pays qui eux n'en bénéficiaient pas. Là, ils n'y voyaient aucune concurrence déloyale. Mais maintenant qu'ils s'aperçoivent que ça permet aussi à d'autres pays de nous envoyer leurs productions pour moins cher (grâce à une concurrence tout aussi déloyale), alors, là, ça ne leur convient plus du tout !

 

Je me permettrais donc de leur rappeler (ainsi qu'à ceux qui ont mis en place ce système) un vieux proverbe qui me semble particulièrement bien adapté à l'agriculture et qu'ils feraient bien de garder en mémoire à l'avenir : "On récolte toujours ce que l'on sème", ou encore "Qui sème le vent récolte la tempête".

 

B. GONEL





N° 21 paru le 15 juillet 2015
CRISE GRECQUE : LA MANIPULATION DES ÉCONOMISTES

Tout d'abord, une petite mise au point pour ceux qui seraient encore assez naïfs de croire que l'Union Européenne a vraiment aidé les Grecs. En réalité, nous n'avons pas versé d'argent au peuple Grec. Nous avons seulement sauvé les banques commerciales en particulier allemandes (mais françaises aussi) en rachetant les dettes grecques détenues par ces établissements, dettes désormais transférés aux contribuables.

Mais ce qui m'agace le plus, c'est lorsque j'entends tous ces pseudos "spécialistes" nous parler de la "crise" grecque. Ce sont d'ailleurs toujours les mêmes, car lorsqu'il s'en trouve un qui ose exprimer des idées différentes de ses cons-frères (la faute d'orthographe est volontaire), il est très vite mis à l'écart (comme Bernard Maris autrefois).

Pour justifier la fermeté vis à vis de la Grèce, ces manipulateurs nous affirment que les espagnols, les portugais, les italiens et autres qui ont dû consentir des sacrifices énormes ne supporteraient pas qu'il n'en soit pas de même pour les grecs. NON ! Ce que ces peuples ne supportent pas, c'est que ceux qui les gouvernent n'aient pas eu le courage, ou plutôt l'honnêteté d'organiser, comme l'a fait le premier ministre grec, un référendum pour savoir si leurs citoyens acceptaient ou non de se soumettre aux exigences de la dictature européenne ! Nul doute que comme les grecs, ils auraient répondu NON !.

Les citoyens de ces pays ne sont pas stupides, ils sont capables de compassion (surtout face à un problème qu'eux-mêmes ont vécu) et sont capables d'admettre que ce n'est pas parce que leurs dirigeants les ont réduit à la misère qu'il faut exiger la même chose pour les grecs.

Alors, médiocres crétins d'analystes manipulateurs, arrêtez de croire que les citoyens sont incapables de comprendre. Arrêtez de transformer les victimes (les grecs) en coupables. Nous le savons tous, les coupables ce ne sont pas les citoyens (qui sont les premiers à souffrir), ce n'est pas non plus le gouvernement grec actuel qui vient tout juste d'arriver au pouvoir.

NON ! Les vrais coupables, ce sont leurs gouvernements précédents, ce sont les banquiers et les états créanciers qui ont encouragé la Grèce (avec la complicité des dirigeants de l'époque) à emprunter au-delà de sa capacité de remboursement. Ainsi, ils étaient assurés que la Grèce n'aurait d'autre choix que de s'endetter toujours plus pour rembourser ses dettes.

ON NAGE EN PLEIN RIDICULE OU PLUTÖT EN PLEIN RACKET !!!

 

B. GONEL





N° 20 paru le 20 novembre 2012
UN WEBMAGAZINE ME CONSACRE UN ARTICLE

Un webmagazine, "Histoires Ordinaires" m'a fait l'honneur de me proposer une interview. Histoires Ordinaires est un web magazine qui s'est fixé comme ligne éditoriale de mettre en lumière et en valeur des personnes ordinaires engagées et porteuses d'une vision innovante, solidaire et positive.

Le sujet de l'interview ne concerne donc pas les propositions du réseau Action Citoyens Solidaires (visibles sur le site du même nom), mais plutôt ce qui a pu motiver un simple petit citoyen comme moi à imaginer ces propositions, puis à s'investir ensuite à fond pour tenter de faire évoluer la société, malgré ses possibilités limitées. Je remercie donc chaleureusement l'équipe d'Histoires Ordinaires. J'aimerais profiter de l'occasion pour exprimer à la fois ma fierté et ma frustration.

Fier surtout, de constater que certains candidats à la présidentielle, à qui ça n'avait jamais effleuré l'esprit auparavant, se sont mis subitement à avoir des idées très proches des miennes et parfois même carrément identiques. Je sais que ça peut sembler difficile à croire, c'est pourquoi je tiens à préciser que le manuscrit "Quand la France d'en bas se réveille" avait été déposé à la SGDL sous le N° 2010-09-008 en date du 1er septembre 2010, soit plus d'un an avant qu'ils fassent connaître leurs propositions.

Il est donc incontestable que je n'ai pas pu m'en inspirer, alors que le contraire est loin d'être évident. Sinon, depuis qu'ils sont en politique, comment expliquer qu'ils n'aient pas eu plus tôt ce genre d'idées. Si ça avait été le cas, ils se seraient empressés de les rendre publiques, alors que c'est seulement à partir de fin 2011 qu'ils commencent à avoir, les uns après les autres, des idées nouvelles… Étrange, non ? Je ne leur en veux absolument pas, bien au contraire, car de nombreux sympathisants de divers partis m'avaient demandé sur Facebook s'ils pouvaient proposer certaines de mes mesures au sein de leurs partis.

Ces troublantes coïncidences ont commencé avant la présidentielle avec la réforme des collectivités territoriales décidée par Sarkozy (bien sûr ce qu'il a mis en place reste encore très loin des économies que permettrait ce que je propose). Là, c'est plutôt surprenant, car il serait pour le moins comique d'avoir, parmi mes amis Facebook, des sympathisants de l'UMP… Il y eut ensuite le programme Montebourg, durant les primaires socialistes, dont les grandes lignes vont exactement dans le sens de ce que je propose. Il y eut encore, celui de Mélenchon, identique sur la plupart des points à mes propositions, sans parler plus récemment de ce que disait Besancenot sur France 2, dans l'émission "On n'est pas couché" du 17 novembre. Encore ne s'agit-il là que des plus visibles.

Fier aussi, parce qu'il n'est pas si courant qu'un petit bonhomme, n'ayant pour seul diplôme qu'un modeste certificat d'études, se donne tant de mal pour imaginer un nouveau modèle de société, puis ensuite faire connaître ses idées sur les réseaux sociaux, sachant que son bouquin ne serait jamais édité.

Frustré, parce que bien sûr leurs bouquins à eux ont été édités, alors que le mien ne l'a évidemment pas été puisque je suis inconnu du grand public. Frustré, parce que eux multiplient interviews radio et télé, alors que seulement une radio locale et maintenant 3 médias du web m'ont permis de m'exprimer. Mais sans doute ne faut-il surtout pas donner la parole à un petit citoyen inconnu… Sait-on jamais, des fois qu'il devienne un peu trop populaire...

Alors, je vous le demande, qui ne trouverait pas ça injuste et frustrant ?

Le lien vers l'article

 

B. GONEL





N° 19 paru le 23 février 2012
LES PROMESSES N'ENGAGENT QUE LES SOTS QUI Y CROIENT

Hier, mercredi 22, je mangeais tranquillement tandis que monsieur Sarkozy faisait son show habituel au JT de 20 heures sur France 2.

Tiens encore lui me suis-je dit, sans pour autant être vraiment surpris. On le voit tellement souvent que je ne l'écoute désormais que d'une oreille distraite. Quand tout à coup, j'ai pourtant failli avaler de travers. Parmi ses propositions de campagne, il en avait abordé deux concernant les revenus des PDG et l'imposition des revenus du capital.

Concernant les PDG à haut revenu, il proposait que leur rémunération soient désormais fixée non plus par le seul Conseil d'Administration, mais par l'Assemblée Générale des Actionnaires (ce qui permettrait aux petits épargnants d'avoir leur mot à dire). Au sujet des revenus du capital, il proposait que le taux d'imposition soit désormais le même que celui des revenus du travail. Fichtre, quelle trouvaille !

Ce qui m'a fait sursauter, ce n'est pas tant qu'il soit bien peu crédible de le voir ainsi s'attaquer à ceux qui sont pourtant son principal soutien. Ce n'est pas non plus que ce monsieur, à qui ça n'avait jamais effleuré l'esprit auparavant, se mette subitement à avoir ce genre d'idée, justement en période de campagne électorale, sachant que ce serait forcément populaire.

Non, ce qui m'a fait réagir, c'est surtout qu'il n'est point besoin d'avoir fait Sciences Po ou l'ENA pour imaginer ce genre de mesure. Ceux qui on déjà parcouru mes propositions sur ce site ont pu voir qu'elles figurent depuis déjà septembre 2010 au chapitre "Économie".

Déjà, lors des primaires socialistes, j'avais trouvé bien troublante la ressemblance (du moins dans l'idée générale), entre les propositions de monsieur Montebourg et ce que vous pouvez lire sur ce site. Mais venant d'un parti de gauche, ce n'était après tout qu'un retour aux vraies valeurs de la gauche. En revanche, qu'un candidat de droite propose les mesures dont je parlais, si on a un tant soit peu de bon sens, on ne peut tout simplement pas y croire.

Quel dommage que ces gens paient si cher des conseillers bardés de diplômes qui ne soient capables de leur suggérer autre chose que des mesures auxquelles un simple petit retraité tel que moi, n'ayant qu'un modeste certificat d'études, avait déjà songé 1 an ½ auparavant...

 

B. GONEL





N° 18 paru le 20 janvier 2012
UNE INITIATIVE AMUSANTE ET INTÉRESSANTE

J'aimerais attirer votre attention sur une initiative du réseau des Colibris que je trouve à la fois amusante et très intéressante. Il s'agit de l'opération "Tous candidats pour 2012". Bien sûr, il ne s'agit pas d'être vraiment candidat, c'est plutôt pour tourner en dérision le système et surtout pour donner de l'audience aux Colibris.

 

En plus il y a du beau linge qui participe à cette opération: Marion Cotillard, Mélanie Laurent, la chanteuse Zaz (ce sont d'ailleurs elles qui ont fait le clip) et d'autres. Je vous encourage vivement à vous inscrire massivement à cette opération, ça ne prend que quelques secondes. Le lien vers cette opération : http://www.touscandidats2012.fr

 

Pour ceux qui voudraient également s'inscrire, comme je l'ai fais moi-même au réseau des Colibris, voici un autre lien vers leur réseau : http://colibris.ning.com

 

Puisque nous sommes dans les réseaux dont les bits me semblent proches de ceux d'Action Citoyens Solidaires, voici enfin un dernier lien vers un site des Indignés. Concernant ce mouvement, j'ai constaté que certains d'entre eux étaient loin d'être aussi tolérants et démocratiques qu'ils veulent bien le dire. Ce n'est heureusement pas le cas de celui-ci et en plus, il offre la possibilité, tout comme le site des Colibris de constituer des groupes locaux, plus proches, donc avec des projets d'actions multiples qui ne se limitent plus à l'occupation de places publiques dans des grandes villes. Le lien vers le site des Indignés : http://indigne-toi.ning.com

 

Ces mouvements que je rejoins (en plus d'Action Citoyens Solidaires), loin d'être concurrents, poursuivent au contraire tous le même but : une société plus équitable, plus solidaire, plus humaine et plus respectueuse de la planète. Je ne saurais trop encourager ceux qui parmi vous poursuivent eux aussi ces objectifs à rejoindre ces réseaux, car ce n'est qu'ensemble, unis et solidaires que nous aurons des chances d'obtenir le changement que nous attendons tous !!!

 

Divisés, nous n'aurions aucune chance. L'important me semble-t-il, ce n'est de ne pas chercher à élaborer une sorte de programme de propositions communes dans l'espoir de fédérer ces différents réseaux. Non, dans l'immédiat, l'important c'est que nos idées soient globalement compatibles et lorsqu'elles le sont de décider chaque fois que possible d'actions communes et du partage de nos moyens d'action et de communication

 

 

B. GONEL





N° 17 paru le 10 décembre 2011
UNE RADIO LOCALE NOUS DONNE LA PAROLE

Le 27 octobre 2011, une radio locale, ALTERNATIVE FM, située à Persan dans le Val d'Oise nous a donné la possibilité de nous exprimer. Merci pour leur accueil chaleureux.

 

Si seulement d'autres médias voulaient bien s'intéresser eux aussi à des mouvements comme celui des indignés et à des propositions comme celles d'Action Citoyens Solidaires, ça pourrait changer tellement de choses... Oh, évidemment, je ne parle pas des radios ou télés nationales, elles ont sait bien pour qui elles roulent. Mais que même parmi les radios locales ou web radios, une seule nous ait proposé une interview, ça peut laisser perplexe...

 

 

B. GONEL





N° 16 paru le 5 décembre 2011
LE SENS DES VALEURS SAUCE SARKO !!!

L'hiver approche et il est probable que, comme chaque année, des SDF y laisseront la vie. D'autre part, on nous annonce qu'à cause de la crise et de l'endettement du pays nous allons tous devoir nous serrer la ceinture. J'imagine qu'en réalité ceux qui devront faire le plus d'efforts seront surtout, une fois encore, ceux qui déjà ne peuvent se nourrir que grâce aux Restos du Cœur, Secours Populaire et autre.

 

Aussi, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre au JT de 20h, du lundi 5 décembre sur France 2, que la France avait négocié avec la Chine la location de 2 pandas sur 10 ans, pour la modique somme de 1 million de dollars pas an. Et encore, je ne parle pas des frais qu'engendreront, pour le zoo, les travaux nécessaires pour que les 2 pandas puissent vivre dans des conditions favorables (aucun montant de ces frais n'a été révélé dans le reportage). En plus, on nous a présenté cet accord comme ayant été négocié au plus haut niveau par les 2 chefs d'état, c'est dire l'importance capitale d'un tel accord...

 

Combien de logements sociaux aurions-nous pu construire pour la même somme ? Bof, c'est sans importance. Il est probablement plus essentiel de pouvoir exposer 2 pandas que d'empêcher quelques SDF de CREVER comme des chiens chaque hiver.

 

Pour conclure, Monsieur le Président, vous êtes le personnage le plus écœurant, le plus abject, le plus méprisable que j'ai jamais vu. N'hésitez pas à me faire un procès, au moins on parlera de moi….

 

 

B. GONEL





N° 15 paru le 15 octobre 2011
DES RESSEMBLANCES BIEN TROUBLANTES...

Depuis quelques temps, bon nombre de mes contacts attirent mon attention sur certaines ressemblances entre mes propositions et celles de candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle de 2012... Troublante coïncidence, non, que des gens à qui ça n'avait jamais effleuré l'esprit auparavant puissent subitement avoir des idées si proches (parfois même quasiment identiques) de celles que je développe ?

Qu'il puisse y avoir des convergences de vue et des coïncidences est toujours possible. Je tiens à tout de même à souligner que mon manuscrit a été déposé à la SGDL en août 2010, soit près d'un an avant qu'ils fassent connaitre leurs propositions. Il est donc exclut que ce soit moi qui ait pu m'en inspirer, alors que le contraire est loin d'être évident... Ces étranges similitudes vont de la gauche à la droite (ce qui est assez paradoxal quand on voit la politique pratiquée jusqu'à maintenant par la droite).

Il en est ainsi du revenu citoyen proposé par monsieur De Villepin. Plus cocasse encore, la récente "mesurette" portant sur la réforme des conseillers territoriaux. Si je parle des mesurette, c'est parce que, bien que reposant sur la même idée, cette réforme reste encore très éloignée de ce que je propose, notamment au niveau des économies qui peuvent être réalisées.

Jusque là, on peut toutefois admettre qu'il puisse s'agir de coïncidences. Le cas le plus troublant est sans conteste celui de monsieur Montebourg dont bon nombre des propositions sont, dans l'esprit en tout cas, quasiment identiques aux miennes. À ce point de ressemblance, on peut difficilement parler de coïncidence.

Je n'accuse ni les uns ni les autres de m'avoir copié eux-mêmes, ils ont autre chose à faire. Mais on ne peut exclure l'hypothèse que certains membres de leurs partis leur aient soufflé ces propositions en prétendant qu'ils en étaient les auteurs. Tant qu'on se contente de s'inspirer des idées et que ce ne sont pas les écrits qui sont copiés, on ne peut bien sûr pas parler de plagia…

Bien loin d'éprouver une quelconque amertume, je ne peux que déplorer que monsieur Montebourg n'ait pas été choisi pour représenter le PS. NOS idées auraient eu alors quelques chances d'aboutir, si tant est qu'il ait mis en application son programme. Mais l'aurait-il fait ?... Le passé nous a démontré à plusieurs reprises qu'en politique les promesses n'engagent que les sots qui y croient...

 

B. GONEL





N° 14 paru le 1er octobre 2011
FESTI'CITOYEN DE GINDOU : PREMIÈRE ÉDITION PLUS QUE PROMETTEUSE !

Des groupes excellents (comme vous pourrez en juger lorsque les vidéos seront mises en ligne), un public chaleureux et enthousiaste, des réactions plus que positives puisque le public a souhaité de façon unanime que le festival soit réédité l'année prochaine. Bref une journée festive particulièrement réussie Un grand merci à l'association "La Marotte" qui a sélectionnés les artistes).

 

Pourtant, plusieurs éléments ont joué contre nous :

- Des prévisions météo erronées qui nous promettaient de sérieux orages, alors que la journée et la soirée étaient on ne peut plus estivales. Sans ces prévisions, il est probable que nous aurions doublé, voire triplé le nombre de spectateurs.

- Deux groupes vedettes qui nous ont laissé tomber au dernier moment sans même nous en informer. "Tribal R Jam" a cessé de donner des nouvelles à moins d'un mois du festival. Quant au groupe que nous avions trouvé en remplacement "Tout Sourire", qui le matin même confirmait sa participation, son leader n'a pas même pris la peine d'annuler, trop occupé semble-t-il à faire la fête ailleurs.

- Une date peu propice. Retour de vacances, préparation de la rentrée scolaire et autres éléments qui font que les gens sont peu disponibles à cette époque. Si nous avions retenu cette date, c'est parce que nous tenions beaucoup à débuter cette année. Mais comme la décision a été prise un peu tardivement, c'était à peu près le seul moment envisageable.

- Un autre concert qui se déroulait le même jour dans le même département.

 

Nous tiendrons compte de ces divers éléments pour les éditions futures, puisque nous avons d'ores et déjà décidé de renouveler l'opération. Nous nous emploierons donc à améliorer les points suivants :

- Concernant les dates, elles seront avancées probablement fin mai ou début juin, période où le public est plus disponible.

- Concernant les groupes, pour ne plus courir le risque d'une mauvaise surprise de dernière minute, les groupes signeront un contrat.

 

Vous serez bien sûr informés lorsque les vidéos des concerts seront mises en ligne. Toutefois, ne soyez pas trop pressés, car c'est un travail minutieux qui demande pas mal de travail (d'autant plus qu'il y a 6 heures d'enregistrement).

 

Un grand merci à tous ceux qui ont assisté aux concerts, ainsi qu'à tous ceux qui ont contribué, à un niveau ou à un autre, à la réalisation de ce projet.

 

B. GONEL





N° 13 paru le 4 juin 2011
AH QU'IL EST BEAU, QU'IL EST BEAU LE FIGARO !

Vous vous rappelez certainement les paroles d'une chanson de Lagaffe "Ah qu'il est beau, qu'il est beau le lavabo, qu'il est laid, qu'il est laid le bidet". Eh bien moi, en lisant un article du Figaro du 3 juin 2011, c'est à un chiotte que ce journal m'a fait penser. Quant aux propos des politiciens sur lesquels est fondé l'article, ils méritent encore moins de considération et de respect que ce qui tombe dans la cuvette. Le lien vers l'article :
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/06/04/01002-20110604ARTFIG00005-la-france-des-assistes.php

 

Vendredi 3 juin, Le Figaro titrait "La France des assistés". Super pensais-je naïvement, on va nous parler des banques et de certaines entreprises qu'on a aidé pendant la crise (entreprises qui n'ont pas renoncé pour autant de continuer à délocaliser…). Parce que, en matière d'assistanat, là on a fait fort, c'est à coup de milliards qu'on les a assisté.

 

Mais non, suis-je bête, les assistés, ce sont ceux qui survivent sous le seuil de pauvreté, parfois même avec moins de 450 euros mensuel. Dans l'article on indique, je cite qu'ils sont "un véritable boulet pour les finances publiques" (mais les banques avec des patrons complètement cinglés, eux non). On décrit ces "assistés" comme de gros fainéants vautrés à longueur de journée dans leur canapé, face à un écran plat géant. C'est bien connu, quand on vit avec les minimas sociaux, un écran plasma, c'est bien le moins qu'on puisse s'offrir...

 

Eh, les politicards de mes deux, cessez de nous désigner des boucs émissaires en nous croyant trop cons pour savoir qui nous pourrit la vie en réalité. Tantôt c'est les étrangers, tantôt les assistés, tantôt les grévistes. Jamais les banquiers et les patrons du CAC 40 ? Ça ne marche plus la tactique du "diviser pour mieux régner", du moins pas avec ceux qui ont assez de neurones pour réfléchir !


Eh, les médias, savez-vous encore seulement ce que veut dire informer ? L'affaire Strauss Kahn, un ministre pédophile ou un autre fétichiste du pied, ça va maintenant, ça y est, on a compris. Mais Fukushima, le danger est écarté ? C'est comme pour Tchernobyl, pas de retombées en France ? La sécheresse qui va faire grimper les prix de l'alimentaire et la baisse du niveau des fleuves qui va obliger à arrêter des centrales nucléaires, aucun lien avec le réchauffement climatique ? Aucun risque que ça devienne de plus en plus fréquent ? Alors, soyons rassurés, les médias nous tiennent informés...


Et le mouvement "Les Indignés", il n'y en a qu'en Espagne et en Grèce ? C'est bizarre, moi qui ne suis pas journaliste, je sais qu'il y en a un peu partout en France. Il y en a aussi en Belgique, en Suisse et probablement ailleurs encore. Mais pour que ça vaille la peine de nous en parler, peut-être faudrait-il qu'il y ait quelques morts bien sanguinolents, comme dans les pays arabes dont les peuples nous ont montré l'exemple.


Eh les journalistes, avez-vous perdu toute fierté, n'avez-vous plus aucun sens de l'honneur de votre profession ? Ne voyez-vous pas que vous avez aujourd'hui la possibilité de jouer un rôle historique déterminant dans l'avenir de notre société ? Préférez-vous faire figure de lâches en continuant d'obéir soumis aux ordres de vos directions à la solde de puissants groupes financiers ? La résistance, ça ne doit pas être seulement l'affaire de ceux que vous interviewez quand ils n'ont plus besoin de vous. NON, la résistance, vous avez vous aussi le devoir d'y prendre part !


Quel gouvernement généreux que le notre qui aide si bien ses assistés !!! Quelle objectivité dans nos médias, comme ils remplissent bien leur mission d'information !!! Et nous les citoyens de tous les pays où "Les Indignés" se mobilisent pour notre avenir, allons-nous rester sur notre cul en gémissant "c'est trop injuste", comme Caliméro (un dessin animé que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître) ?


Allons-nous attendre que le mouvement s'essouffle, ou allons-nous les rejoindre et nous décider enfin à ne plus vivre à genoux ? Ne soyons plus les spectateurs impuissants de nos propres vies, refusons de continuer à nous comporter en moutons bêlants. Nous avons aujourd'hui, une occasion qui ne se reproduira certainement pas de si tôt d'agir pour mettre fin à ce système ignoble dans lequel on nous a enfermé.

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B. GONEL





N° 12 paru le 18 février 2011
ACS : CHANGEMENT DE STRATÉGIE

Comme vous l'avez peut-être déjà lu, l'objectif d'Action Citoyens Solidaires était la création d'un nouveau parti politique. Toutefois, atteindre une dimension suffisante demandera beaucoup de temps et un parti n'a d'intérêt que si nous pouvons présenter des candidats aux diverses élections.

 

Bien que cela reste notre objectif final, je propose donc, pour ne pas décourager les sceptiques et les impatients, une étape préliminaire reposant sur la création d'un "réseau de résistance citoyenne". C'est plus facile à mettre en œuvre, pour beaucoup c'est aussi plus crédible et grâce à ce réseau nous pourrions malgré tout agir et nous faire entendre.

 

Notre nombre pourrait ainsi augmenter beaucoup plus rapidement. Inutile d'ailleurs d'être très nombreux pour commencer à agir, chacun de ceux qui s'inscrivent devenant un relai local du réseau. Pour ceux qui craignent les manifs, cela n'est pas nécessaire non plus. En fait, tout reposera sur la communication.

 

Ceux qui se sont inscrit sur le site ACS (voir lien ci-dessous) recevront dans le courant de ce trimestre un communiqué pour vous donner quelques exemples d'actions que nous pouvons mener. Mais pour vous en donner une idée générale, s'il y a une chose que les politiciens craignent par-dessus tout, ce ne sont ni les grèves, ni les manifs, c'est plutôt la contrepublicité en période électorale. C'est donc sur ce plan que nous agirons.

 

Il en est de même d'ailleurs pour les entreprises aux pratiques antisociales que nous cibleront. Certes, l'appel au boycott est maintenant interdit, mais sans appeler explicitement au boycott, il existe d'autres solutions qui conduisent au même résultat. Il est vrai que c'est hypocrite, mais pour les combattre, nous devons utiliser les mêmes armes qu'eux.

 

Si de votre côté vous avez quelques suggestions d'actions, elles seront les bienvenues.

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B. GONEL





N° 11 paru le 10 février 2011
BEN ALI, MOUBARAK… ET MAINTENANT, À QUI LE TOUR ?

Tunisie, et de UN. Égypte, et de DEUX. Peut-être bientôt l'Algérie et d'autres. Quelle leçon de courage nous donnent aujourd'hui ces populations. Félicitations à eux et merci pour ce message d'espoir qu'ils délivrent au monde entier !!!

 

Et nous, que faisons-nous pendant ce temps ? Nous ? Eh bien nous regardons à la télé Sarko se gargariser de ses propres paroles et nous gueulons entre nous à l'heure de l'apéro. Oui, je sais, ici nous ne sommes pas en dictature me direz-vous. Mais chez nous aussi des gens ont de plus en plus de mal à seulement pouvoir se nourrir. Car ne l'oublions pas, c'est avant tout la faim qui a conduit à la révolte, pas seulement les privations de liberté.

 

En réalité, il existe un autre type de dictature, bien plus étendue, qui agit dans l'ombre, discrète et sournoise. Ben Ali et Moubarak (comme tant d'autres) n'en étaient que les marionnettes. La vraie dictature ne se limite pas à tel ou tel endroit du globe, elle est planétaire. Mais qui sont-ils ces dictateurs à cause desquels nous n'arrivons plus à nourrir nos familles ? Si on prend la peine d'observer comment fonctionne le monde, une seule réponse possible, les banquiers, les spéculateurs et les gros actionnaires des multinationales. Leurs palais ? Le G8, l'OMC, le FMI, l'OCDE, et autres.

 

Les uniformes noirs d'hier ont fait place aux costumes trois pièces de certains PDG de multinationales et banques, tout aussi cruels, dépourvus d'âme et de sens moral. Face à leur cupidité, le nombre des victimes (9.000.000.000 de morts par an, dus à la famine, dont 1 enfant toutes les 5 secondes) importe peu, ce ne sont pour eux que des "dommages collatéraux", rien de plus que quelques chiffres dans des statistiques qu'ils n'ont probablement même pas la curiosité de consulter.

 

Sur le plan des "performances", le nombre des victimes de ce capitalisme prédateur est sans commune mesure avec celui des victimes du nazisme ! Demandez donc à ceux qui mourront cette année s'ils pensent plus enviable de mourir de faim que gazés ! Quant à certains de nos politiciens qui courbent respectueusement l'échine devant la toute-puissance financière, ils sont au capitalisme (du moins cette forme de capitalisme effréné, sauvage, brutal et dépravé) rien de moins que ce qu'étaient les collabos au nazisme.

 

Aujourd'hui, pour en sortir vraiment la révolution, ne peut plus être uniquement locale, elle doit être globale et planétaire ! Elle ne doit plus être orientée uniquement contre tel ou tel petit despote local, mais avant tout contre ceux par qui ils se laissent manipuler à l'échelon mondial !!!

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B. GONEL





N° 10 paru le 11 janvier 2010
LETTRE OUVERTE A MADAME LA MINISTRE DE LA SANTÉ

Madame la Ministre

 

Soucieuse de préserver la santé de nos concitoyens (j'espère du moins que c'était bien là le but véritable de l'opération), vous avez entrepris une grande campagne de vaccination contre la grippe A dont la pandémie n'a heureusement pas atteint l'ampleur redoutée.

 

J'aimerais attirer votre attention sur un autre virus autrement dangereux et virulent, connu sous le nom de "capitalisme ultralibéral". À l'origine de ce virus, des travaux menés par des organismes tels que G 8, OMC, OCDE et Banque Mondiale, portant sur diverses souches infectieuses, dont les principales avaient pour noms : lâcheté politique, corruption, manipulation des médias et désinformation en vue d'engendrer l'appauvrissement intellectuel et la résignation populaire, avidité financière et économique, dérégulation des marchés, subventions agricoles, liberté totale pour les banques et autres organismes financiers de faire absolument n'importe quoi.

 

C'est à la suite de croisements entre ces diverses souches qu'est né le virus "ultralibéral", ainsi génétiquement modifié. Erreur de manipulation ou acte terroriste d'économistes au cerveau dérangé, aucune enquête n'ayant été diligentée, le mystère reste entier. Toujours est-il que ce virus s'est trouvé dispersé dans l'atmosphère, engendrant chaque année dans le monde 9.000.000 de décès consécutifs à la famine, dont 1 enfant toutes les 5 secondes. Ce chiffre ne tient bien sûr pas compte des 1.020.000.000 d'êtres humains (oui Madame la Ministre, vous avez bien lu : 1 milliard, 20 millions) qui présentent les premiers symptômes de contamination, phase connue sous le nom de "malnutrition".

 

Après mutations, ce virus est maintenant parvenu jusque dans nos pays occidentaux sous des formes certes atténuées, mais néanmoins gravissimes. Ces variantes, connues sous les noms de "chômage", "précarité", "pauvreté", "injustices sociales", "pollution, destruction de la biodiversité, réchauffement climatique" et autres, peuvent aller dans leurs formes aigues jusqu'à provoquer de graves carences en logement sociaux. Leurs effets dévastateurs se caractérisent également par une augmentation des actes de violences et suicides, des troubles psychologiques (pertes des repères et valeurs, résignation, individualisme et arrivisme, etc).

Plus grave, ces variantes sont susceptibles d'entrainer de nombreux décès (dus au froid) parmi une population connue sous le nom de SDF dont je conçois que vous n'ayez jamais entendu parler. En effet, les médias n'en parlant qu'en période hivernale, on pourrait penser (à tort) que les sujets concernés, contrairement aux taupes, ne sortent de leur période de léthargie qu'en cette saison. Pour votre information, les SDF constituent une peuplade étrange, vivant en zones urbaines des pays dits "civilisés" et dont le mode de vie s'apparente à celui de certaines populations indigènes primitives, vivant à même le sol et faisant la joie des touristes.

 

Moi-même et de nombreux autres retraités sommes atteints par une forme plus bénigne de la maladie connue sous le nom de "revenu inférieur au seuil de pauvreté".

Il semble malheureusement que le mal ne soit pas, loin de là, en voie d'être enrayé. Il touche, au contraire des couches de plus en plus larges de populations à travers le monde. Comme vous pouvez le constater cette pandémie n'a aucune commune mesure avec celle du virus de la grippe A, c'est pourquoi je m'étonne qu'aucune mesure préventive n'ait encore été prise.

 

Je vous suggère donc d'intervenir avec la plus grande fermeté auprès de vos collègues, ainsi que de notre très vénéré, très omniprésent et très omnipotent Président, pour que la priorité budgétaire de cette année 2010 soit consacrée à des recherches poussées en vue de l'élaboration de toute urgence du vaccin "antilibéral" nécessaire pour enrayer ce véritable fléau.

 

Permettez-moi, Madame la Ministre de profiter de l'occasion pour vous souhaiter une merveilleuse année 2010 (en tout cas, je l'espère meilleure que la nôtre) !!!

 

Dans l'attente des mesures urgentes que vous aurez, j'en suis persuadé, à cœur de prendre, veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de mon profond respect.

 

 

B. GONEL





N° 09 paru le 26 décembre 2009
COPENHAGUE : LE MONDE À LA MERCI D'UNE POIGNÉE D'IRRESPONSABLES !!!

Le ridicule semblant d'accord au sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique n'est rien d'autre qu'une hypocrite mascarade. Aucune mesure contraignante, aucun objectif à long terme clairement défini, aucune organisation de contrôle. En clair, à part de la poudre aux yeux, RIEN !!! Il est vraiment pitoyable et affligeant de constater que, même sur des sujets aussi vitaux, le profit et l'égoïsme priment sur la raison ! La preuve est ainsi faite que le monde entier et l'avenir de l'humanité dépendent d'une poignée d'irresponsables.

 

Si tous ces chefs d'états et de gouvernement ne parviennent pas à trouver un accord avant que les changements climatiques ne soient irréversibles, alors ils porteront la responsabilité de la disparition de l'humanité entière (et de toutes formes de vies sur terre). Ne pas parvenir à un accord, quel qu'en soit le prix, équivaudrait à un suicide collectif. Non pardon, à un meurtre de masse, car un suicide, c'est quand on choisit de mourir… moi (comme vous probablement), je n'en ai aucune envie.

 

En ce sens, ces irresponsables seraient encore plus abjects que les pires criminels de guerre. Si nous en arrivions là, ce génocide (car c'est bien de cela dont il s'agit) n'aurait aucune commune mesure avec celui perpétré par le nazisme, puisqu'il serait cette fois un GÉNOCIDE TOTAL !!! J'espère alors, qu'avant que nous ayons tous disparus, ils seront jugés comme ils le méritent, pour crime contre l'humanité.

 

J'ose croire que nous n'en arriverons pas là et qu'ils se ressaisiront avant qu'il ne soit trop tard. Malheureusement, je ne vois guère de raisons d'être optimisme quant à leurs capacités à retrouver un peu de bon sens…

 

Alors, pendant qu'il en est encore temps, à tous je souhaite une BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010 !!!

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B. GONEL





N° 08 paru le 19 décembre 2009
SANS-ABRI : LES PREMIERS MORTS DE FROID DE L'ANNÉE !!!

À l'heure où j'écris ces lignes, le froid a déjà fait ses 4 premières victimes de l'année 2009 parmi les sans-abri (du moins 4 dont la presse ait fait état) !!! Et pourtant, l'hiver n'est pas encore là. Combien en faudrait-il chaque année pour qu'enfin nos politiciens se décident à faire sérieusement quelque chose pour le logement social ?

 

Que des gens puissent se trouver dans cette situation dans notre pays et à notre époque où circulent tant de richesses, c'est inacceptable, révoltant et abject !!! Il y a peu, on avait su trouver 320 milliards pour renflouer les banques. Cette semaine, notre très vénéré Nicolas 1er nous annonçait ce qu'il allait faire du grand emprunt qu'il va lancer l'année prochaine.

 

Fallait-il renflouer les banques ? Bien sûr que oui, depuis des décennies, la lâcheté de nos gouvernants a laissé ces charognards prendre tellement de pouvoir que nous n'avons même plus d'autre choix. L'utilisation du grand emprunt est-elle judicieuse, si tant est qu'un emprunt puisse être judicieux, alors que le pays est déjà surendetté ? Sur les 35 milliards au total, on ne peut guère reprocher de vouloir soutenir l'enseignement et la formation (11 milliards), la recherche (8 milliards), les PMI et PME (6,5 (milliards).

 

Je serais déjà plus réservé pour ce qui concerne, certes les énergies alternatives, mais principalement le nucléaire de 4ème génération (5 milliards). En revanche, qu'on préfère consacrer 4,5 milliards à l'économie numérique (principalement au très haut débit), plutôt que de construire des logements qui pourraient sauver des vies, je trouve ça indécent et répugnant. Sans doute est-il beaucoup plus important de pouvoir disposer du très haut débit que d'un toit, dans un pays où la performance, la compétitivité et le profit ont plus de valeur que la vie humaine.

 

Vouloir aider ses semblables est même devenu condamnable, semble-t-il. Rappelons-nous que Messieurs Augustin Legrand et Jean-Baptiste Eyrault, représentant respectivement les associations "Les Enfants de Don Quichotte" et "Droit au Logement", ont été condamnées, fin 2008, pour avoir eu l'outrecuidance d'afficher la misère (de ceux que la société préfèrerait oublier) et l'arrogance de dénoncer la carence des gouvernements successifs et l'indifférence du monde politique en général. Bravo messieurs les juges, quelle belle image de l'humanité qui anime l'institution que vous représentez ! Je suppose que ça ne vous aura pas coupé l'appétit en rentrant dans vos demeures douillettes ?

 

Oh, il est vrai que vous n'avez fait qu'appliquer la loi ! C'est bien ça d'ailleurs le plus honteux de l'histoire ! Car comment définir autrement des lois qui, d'un côté, condamnent ceux qui veulent aider leur prochain et d'un autre côté, permettent le plus légalement du monde à des banquiers de jouer et de perdre des fonds inimaginables qui ne leur appartiennent pas en propre, ou à des dirigeants d'entreprises de partir avec des primes scandaleuses après avoir quasiment détruit l'entreprise qu'ils dirigeaient ?

 

Il y a quelques temps (je ne ma rappelle plus très bien quand, l'année dernière je pense), on a beaucoup parlé de la Marseillaise sifflée dans les stades. Mais que sifflait-on au juste ? Et si, plutôt que le symbole du pays (qui a jadis tant fait pour les droits de l'homme), ce qui a été sifflé c'était en réalité ce que nos gouvernants successifs en ont fait de cette France ?

 

Un pays dont la devise si on l'écrivait aujourd'hui ne pourrait plus être "LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ", mais rien d'autre que "INDIFFÉRENCE, CUPIDITÉ, MAGOUILLES" !!! Parce que si c'est cela qui a été sifflé, je l'avoue franchement et le revendique même, si j'avais été dans le stade, j'aurais moi aussi sifflé. Car j'ai honte, non pas de mon pays, mais de ceux qui le gouvernent, l'ont gouverné et continueront de le gouverner, si nous, citoyens ordinaires de la "France d'en bas", continuons à refuser de croire possible de nous rassembler pour prendre nous-mêmes en main notre propre destinée.

 

 

B. GONEL





N° 07 paru le 14 décembre 2009
IDENTITÉ NATIONALE ! UN MOYEN DE NOUS DÉTOURNER DES VRAIS PROBLÈMES ???

Il semblerait que toute l'habileté des politiciens réside dans leur capacité à nous manipuler en nous invitant à réfléchir sur des sujets susceptibles de nous diviser, pour détourner notre attention de nos vrais problèmes. Par exemple, notre pouvoir d'achat en berne, manque de logements sociaux, banquiers irresponsables, patrons voyous, ou corruption, sujets susceptibles, eux, de nous rassembler (puisque sur ces sujets nous sommes quasiment tous d'accord, de l'extrême gauche à l'extrême droite).

Bien que ce ne soit pas le sujet que j'ai vraiment envie de traiter, notre très vénéré et très omniprésent Nicolas 1er insiste tellement sur notre identité nationale que je ne peux m'abstenir de dire ce que j'en pense. Essayons d'abord de cerner ce qui forge notre identité nationale. Je ne pense pas que l'indenté nationale soit uniquement liée à notre histoire. Personnellement, mais ça n'engage que moi, je dirais que ce sont avant tout nos valeurs. Alors, quelles sont-elles ces valeurs ? Je pense qu'un moyen de s'en faire une idée est de consulter les médias (télé, radio, presse écrite) qui sont sensés être le reflet des sujets qui nous intéressent.

Personne ne relève rien d'anormal dans ce que je viens d'écrire ? Non, vraiment ? Alors, soit vous ne suivez pas, soit vous ne percevez pas clairement la façon dont fonctionne notre société. Non, bien sûr, en réalité les médias sont avant tout conçus pour nous conditionner à ce que doivent être nos sujets d'intérêts (pour que nous ne soyons pas trop tentés de nous intéresser aux sujets réellement importants).

Ceci étant précisé, voyons maintenant les faits marquants à la une des journaux du mois de novembre. Il y a eu une journée mondiale de la faim qui aurait permis à ceux qui l'ignoraient encore de découvrir que, outre les 9.000.000 de personnes qui chaque année meurent de faim dans le monde (dont 1 enfant toutes les 5 secondes), 1 milliard d'autres souffrent de malnutrition (dont tout de même 2.000.000 en France, pourtant considérée comme pays "riche" ???) On aurait pu penser que ce sujet mériterait la une des journaux ? Eh bien non, tout au plus quelques secondes en fin de journal télévisé (quelque soit la chaine).

Non, la une des journaux (et de quantité d'autres émissions), pendant plusieurs semaines a été consacrée exclusivement à une main d'un joueur de foot qui a permis à l'équipe de France de battre l'Irlande. Pas un homme politique (ou si peu), pourtant bien silencieux sur le sujet de la faim dans le monde, qui n'ait jugé nécessaire d'y aller de son petit commentaire. Je n'insisterai pas sur le sujet du foot, car s'il y a une chose dont je me fous complètement, c'est bien celle-ci.

Il y a tant de vrais sujets de préoccupation, d'inquiétude, d'angoisse même pour certains, que s'attarder à de telles futilités me semble tout simplement une perte de temps. Mais si c'est là notre hiérarchie des valeurs, alors cette identité nationale dont on nous parle tant, je ne suis pas convaincu qu'il y ait de quoi en être vraiment fier.

Le véritable sujet de mon article, c'est plutôt le racisme qui couve sous ce débat de l'identité nationale, comme la braise couve sous la cendre, risquant à tout moment de raviver l'incendie. Car ne nous y trompons pas, le racisme n'est pas l'apanage de la Suisse. Les réactions que j'ai entendues, suite à l'affaire du référendum sur les minarets en Suisse en sont assez révélatrices.

Alors, pourquoi ce racisme ? Eh bien, c'est évident, suis-je bête, c'est bien connu que lorsque ça va mal, c'est forcément de la faute des maghrébins et noirs (qu'ils aient la nationalité française ou soient simples résidents, en situation régulière ou irrégulière). N'est-il pas évident que ce sont tous des fainéants qui sont toujours au chômage ? En plus, est-ce que ce n'est pas parce qu'ils acceptent de travailler pour des salaires moindres qu'ils nous piquent nos emplois ? Tout le monde sait ça, non ?

Vous ne trouvez rien de paradoxal dans ce genre d'affirmations ? Moi, si, comment peut-on être à la fois un fainéant perpétuellement au chômage et en même temps nous piquer nos emplois. S'il vous plait, les gars d'extrême droite, expliquez moi, je suis tellement idiot que je n'arrive pas à comprendre…

Bon, ne réfléchissons pas trop et essayons de voir plus loin. Il y a au moins un point sur lequel je pense que même les gens d'extrême droite seront d'accord, c'est que si les choses vont mal, c'est aussi parce que les sociétés délocalisent à l'étranger, que les actionnaires veulent toujours plus de profit en rognant sur nos emplois et salaires et que les banques font n'importe quoi, sachant parfaitement que l'État (donc nous) n'aura d'autre choix que de les renflouer en cas de problème.

Sachant cela et conscient que les responsables de nos misères sont les français d'origine étrangère et étrangers résidant en France, on ne peut qu'en déduire que les actionnaires, PDG de multinationales et banquiers sont forcément tous des maghrébins et noirs des cités dites "'sensibles" du 93 et d'ailleurs ! CQFD

Non ? Vous ne semblez pas convaincus ? Pourtant ma démonstration n'est-elle pas d'une logique implacable ? Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression d'avoir dis des sottises quelque part. Pourtant, pour ceux qui défendent ces thèses, c'est tellement plus commode de s'en prendre à des gens plus faibles qu'aux vrais responsables de nos malheurs, auxquels ils n'auraient pas le courage de s'attaquer.

Savez-vous ce qui me désole le plus en terminant cet article ? C'est que ceux qui le liront ne sont précisément pas ceux qui gagneraient à le lire, si tant est que ces derniers soient capables de se remettre en question et de réfléchir à la stupidité des thèses qu'on leur a enfoncé dans le crâne.

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B. GONEL





N° 06 paru le 19 octobre 2009
QUELQUES NOUVELLES DU PROJET ACTION CITOYENS SOLIDAIRES

Il y a à peu de temps que j'ai crée ce site et pourtant, vous êtes déjà très nombreux à m'avoir écrit. Vos questions portent le plus souvent sur le contenu de mon livre, son état d'avancement et sur le modèle de société dont je parle.

 

Concernant le livre qui, je le rappelle est un véritable projet de société (un programme politique conçu par des citoyens ordinaires comme vous et moi), il est en bonne voie, bien qu'il ait à nouveau pris encore un peu de retard. Cette fois, c'est parce que, à la demande de nombre de ceux qui me lisent, j'ai dû créer ce site Web, ce qui m'a tout de même pris un certain temps. Pour ces raisons, le livre devrait finalement être terminé dans le courant du mois de novembre 2010. J'espère donc vous garder comme lecteur jusque là, même si j'écrirai peu d'articles et répondrai à peu de messages jusqu'à ce que mon livre soit terminé. Je dois en effet me consacrer maintenant exclusivement à sa rédaction qui a pris déjà trop de retard.

 

Voici pour finir les coordonnées des pages que j'anime et des principaux réseaux sociaux sur lesquels je publie mes articles :

 

Le site Action Citoyens Solidaires : http://acs.eg2.fr
Je vous invite à le visiter, ne serait-ce que pour me faire quelques suggestions (certains m'ont déjà écrit pour me dire que je devrais en changer les couleurs. Qu'en pensez-vous ?).


 Mes pages Netvibes :  http://www.netvibes.com/action-populaire

Je viens d'y ajouter de nombreux liens, sans rapport direct avec mon action, mais très utiles à la plupart d'entre nous (liens vers les services administratifs, publics et sociaux, les entreprises de services publics, telles que EDF, GDF, SNCF, la poste, France Télécom, le comparatif officiel du prix des carburants qui donne pour chaque localité le prix dans chaque point de distribution et encore de nombreux autres liens). Vous y trouverez également mes articles, ainsi que des flux d'actualité portant sur les sujets suivants : vos droits, social, humanitaire et caritatif, économie solidaire, environnement, actualités générales.


Mes réseaux sociaux :

- My Space :  http://www.myspace.com/a-c-s

- Facebook :  http://www.facebook.com/action.populaire

- Netlog :  http://fr.netlog.com/action_citoyens_solidaires

- Yahoo :  http://fr.groups.yahoo.com/group/action-citoyens-solidaires

 

J'espère vous retrouver tous quand mon bouquin sera terminé et je vous dis donc à bientôt.

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B. GONEL





N° 05 paru le 5 octobre 2009
PRÉCISIONS SUITE À VOS NOMBREUX MESSAGES

Très peu de commentaires pour mes articles, sur l'ensemble de mes blogs (je publie mes articles sur 15 blogs). En revanche, le nombre de mails reçus a été une véritable surprise et je dois bien admettre que je suis un peu dépassé. En effet, au total, j'ai reçu près de 200 mails en moins d'un mois (189 exactement) et je n'en attendais évidemment pas autant.

 

Voyons maintenant les questions que posent ceux qui m'ont écrit et auxquelles ils me pressent de répondre. Des constantes se dégagent des mails reçus. Justifier de la sincérité de ma démarche (et du fait que je ne vise pas une carrière politique) et garantir que le fonctionnement du mouvement qui pourrait être créé sera réellement démocratique, plus précisément que chacun pourra se prononcer sur tous sujets et faire des propositions. En dire un peu plus sur le contenu de mon futur bouquin qui se veut en fait le programme politique autour duquel j'espère vous réunir. Voila les questions que vous me posez et je vais donc y répondre point par point.

 

La sincérité de ma démarche et gages de mon désintéressement :

Je prends ici l'engagement formel et définitif, si notre mouvement voit le jour, de ne jamais être candidat à quelque élection que ce soit, ni à l'intérieur, ni à l'extérieur du mouvement qui pourrait être créé. Je vais d'ailleurs reprendre un passage de mon dernier article auquel vous n'aviez peut-être pas prêté attention : "D'abord, je suis trop vieux, ensuite, je n'ai pas le niveau nécessaire et enfin, je ne suis pas assez solide pour évoluer dans ce milieu de requins sans scrupules et affamés de pouvoir. D'autre part, je trouve le monde politique si répugnant (en raison de l'arrivisme des politiciens et de la facilité avec laquelle ils promettent tant de choses que jamais ils ne tiennent), que je n'ai vraiment aucune envie d'être des leurs".

Que certains aient envie de faire une carrière politique n'a rien d'honteux en soi, dès lors que c'est au service d'une cause honorable et non pour servir ses intérêts personnels. J'espère bien d'ailleurs qu'il s'en trouvera parmi vous, sinon à quoi pourrait bien servir de créer un nouveau mouvement ? En ce qui me concerne ce n'est pas mon objectif. Dire que je ne souhaite pas obtenir de responsabilités au sein du mouvement ne serait pourtant pas tout à fait exact. Mais ce sera à vous de décider si vous voulez ou non me l'accorder, je n'y resterai que jusqu'à ce que nous ayons atteint notre but et me retirerai ensuite. Cette fonction (non rémunérée, bien évidemment) consisterait uniquement à contrôler le respect des statuts et de la ligne politique définissant le modèle de société qui nous aura réunis. À cette fonction, j'aurais le pouvoir d'organiser une consultation des adhérents, lorsqu'il m'apparaitrait que le fond ou la forme n'en sont pas respectés.

Par ailleurs, afin d'éviter les travers de la quasi-totalité des partis (guerre des chefs, satisfaction de ses petits intérêts personnels au détriment de l'intérêt collectif, propositions purement électoralistes) les statuts que je vous soumettrai (si vous les acceptez, bien sûr), prévoiront que ceux qui le souhaitent pourront faire partie d'une commission chargée d'élaborer le programme politique. D'autres pourront, être membres d'une autre commission composée de ceux que vous désignerez comme nos candidats aux élections. Chacun des membres de la première commission devra renoncer formellement et de façon définitive à faire partie de la seconde et inversement. Mais de cela, je parlerai plus longuement dans mes articles à paraître après la rentrée de septembre. Tous les adhérents pourront se prononcer, s'exprimer et faire des propositions quand bon leur semble. Ce ne sera pas une possibilité réservé à une "élite".

 

Le programme politique proposé :

Le programme reposant sur le contenu d'un livre que je suis en train d'écrire, vous comprendrez, j'en suis certain, que je ne puisse pas trop entrer dans les détails. Je ne voudrais pas voir le contenu du bouquin publié sous un autre nom, ou pire, repris par un parti qui, comme d'habitude, oublierait ses promesses une fois au pouvoir. Je n'ai pour vivre qu'une ridicule petite retraite et si je peux tirer quelques revenus de mon travail d'écriture, ça n'aurait rien de superflu. Pour en avoir le contenu complet, il faudra donc attendre que mon livre soit publié (ou mis en ligne sur ce site, si comme c'est probable, aucun éditeur n'est intéressé). Je vais toutefois vous en livrer les grandes lignes et voici donc les principaux sujets sur lesquels reposent les mesures proposées :

- Une réforme en profondeur de la constitution, comprenant, notamment, l'obligation de consulter le peuple par voie de référendum pour certains sujets sensibles ou engageant l'avenir à long terme. A titre d'exemple, ça devrait être le cas pour l'adoption de cette réforme de la constitution elle-même et pour toute modification qu'on voudrait y apporter ultérieurement. Ça devrait également être impérativement le cas pour les OGM, la lutte contre la pollution et bien d'autres domaines encore. Ça devrait même être le cas pour accepter toute augmentation des rémunérations des élus, hauts fonctionnaires, ministres et Présidents de la République.

- Un encadrement des promesses électorales et un contrôle de leur respect, ces mesures devant, elles aussi, être inscrites dans la constitution.

- La création d'un tribunal totalement indépendant, chargé de lutter contre la corruption (ou le gaspillage des fonds publics) et la fin de l'immunité parlementaire, ce dispositif devant également figurer dans la constitution.

- La création d'un organisme totalement indépendant (composé de scientifiques) chargé de l'environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique, de la sécurité alimentaire et sanitaire, organisme devant lui aussi figurer dans la constitution.

- Une réforme de la fiscalité des entreprises, visant à récompenser celles qui embauchent et à pénaliser celles qui licencient uniquement pour accroitre leurs profits (celles qui réimportent des produits dont elles ont délocalisé la production devant être très lourdement taxées).

- Une conception entièrement nouvelle du monde du travail et, à défaut d'une sécurité de l'emploi, la garantie d'un revenu décent pour tous.

- La possibilité pour les associations de consommateurs de représenter leurs adhérents en justice, notamment, par les actions de groupes. Cette mesure concernerait également les associations de défense des usagers des services publics et sociaux.

- L'accès aux soins pour tous, y compris pour ceux de plus en plus nombreux qui n'ont plus aujourd'hui les moyens de se soigner.

- Une politique du logement social beaucoup plus ambitieuse.

- Une justice égale pour tous

- Une autre politique dans le domaine international

Ce ne sont là que quelques unes des mesures qui seront traitées. Comme vous l'aurez déjà compris, bon nombre d'entre elles reposent sur une réforme de la constitution. Eh oui, dans le bouquin, il y aura même un projet de réforme de la constitution. Pas mal, non, pour quelqu'un qui n'a pour seul diplôme que le certificat d'études et aujourd'hui un niveau qui doit tourner seulement autour du Bac.

 

Merci à ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu'au bout, ce qui est déjà en soi une preuve de courage !

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B. GONEL





N° 04 paru le 14 septembre 2009
APPEL AUX CITOYENS ORDINAIRES DE LA "FRANCE D'EN BAS"

Dans mon précédent article, de la semaine dernière, j'évoquais en conclusion une part de plus en plus importante de la population au sein de laquelle commençait à se dessiner une idée nouvelle, porteuse d'espoir.

 

Cette volonté d'un nouveau modèle de société conçu par des gens du peuple et pour des gens du peuple semble faire son chemin et devenir de plus en plus répandue, si j'en juge par les commentaires sur plusieurs de mes blogs. Cette idée aurait pu sembler ubuesque il n'y a pas si longtemps, mais en écoutant les conversations autours de moi, que ce soit entre amis, ou en prêtant une oreille indiscrète aux conversations de comptoir, j'ai pris conscience que l'idée ne semble plus aujourd'hui aussi stupide que ça. Si nous voulons mettre un terme au système ignoble dans lequel on nous fait vivre depuis trop longtemps, il est temps, en effet, me semble-t-il de montrer à tous ces politiciens que nous pouvons nous passer d'eux.

 

Bien que nous soyons largement plus nombreux qu'eux, une infime minorité de privilégiés (politiciens, patrons des multinationales de la finance et de l'industrie) continuent de rester les plus forts et nous écrasent de leur toute puissance. Mais s'ils sont les plus forts, c'est uniquement parce que nous sommes divisés, trop occupés à nous chamailler les quelques os et miettes qu'ils consentent à nous jeter, comme à des chiens, du haut de la table où ils se goinfrent des plats que nous leur avons servi. Toutefois, au fond de nous, nous voulons tous la même chose, accéder à la table, pour pouvoir enfin partager équitablement ce qui s'y trouve.

 

Y parvenir n'est pourtant pas aussi insurmontable que nous persistons à le croire, c'est même tout à fait réalisable avec un minimum de bonne volonté. Il suffit tout simplement de mettre de côté nos petites ambitions mesquines et personnelles, de prendre conscience de notre potentiel, de retrouver confiance en nous et de nous unir. Il ne nous reste plus maintenant qu'à trouver la force de croire en notre capacité à changer les choses, à retrouver un minimum de courage et de combativité et surtout à retrouver la notion de solidarité ! Est-ce vraiment là quelque chose qui vous semble impossible ?

 

Comme tant d'autres, j'ai espéré longtemps que des gens ayant une certaine notoriété (intellectuels, philosophes, écrivains, artistes, scientifiques, etc) se décident à faire quelque chose. Mais, puisque rien ne vient, j'ai entrepris, moi, simple citoyen de la "France d'en bas", de rédiger un livre. Conçu comme un programme politique, les mesures que je proposerai dans mon livre, se veulent la synthèse des attentes que j'ai entendu ici et là, dans des milieux très divers qui vont du SDF au petit commerçant, ou patron de petite entreprise, en passant par le smicard ou le retraité, etc. Malgré mon impatience à en révéler le contenu, je ne pourrai malheureusement le faire qu'après l'avoir terminé (bien sûr) et surtout après que les éditeurs l'aient accepté (ou refusé, dans ce cas je créerai un site Web).

 

J'en entends déjà certains pouffer de rire et dire "Tiens, encore un allumé qui se voit déjà président de parti, député, ministre et pourquoi pas président de la République, tant qu'on y est ?" Eh bien, non, je ne suis pas mégalomane et mon but n'est pas là. D'abord, je suis trop vieux, ensuite, je n'ai pas le niveau nécessaire et enfin, je ne suis pas assez solide pour évoluer dans ce milieu de requins sans pitié. D'autre part, je trouve le monde politique si répugnant (en raison de l'arrivisme des politiciens et de la facilité avec laquelle ils font tant de promesses jamais tenues), que me retrouver sur les mêmes bancs que ces gens là me serait particulièrement pénible.

 

Ma seule ambition est d'être l'élément déclencheur, de faire en sorte que puisse se regrouper des gens qui jugeraient le modèle de société proposé dans le livre conforme à leurs attentes. À eux ensuite de faire ce qu'ils jugeront utile de ce nouveau mouvement ainsi créé. Alors, si justement il y en a parmi vous qui se sentent, eux, de taille à faire une carrière politique, c'est le moment de sauter sur l'occasion, car dans ce qu'il ne tient qu'à nous de créer, tout est à construire et tous les espoirs sont permis à ceux qui voudraient s'investir.

 

Mais alors me direz-vous, si ce n'est pas l'intérêt, l'ambition ou la soif de pouvoir qui me guident, pourquoi est-ce que je me donne tant de mal ? Tout simplement parce que, si aucun de ceux qui auraient pu en prendre l'initiative ne veut s'en donner la peine, il faut pourtant bien que quelqu'un le fasse. Je sais, de nos jours, on ne fait rien pour rien et ça peut sembler bien étrange, suspect même, que quelqu'un puisse se lancer dans une telle tâche sans avoir derrière la tête la secrète idée d'en tirer le maximum de profit. Probablement cela aurait-il été en effet le cas il y a une vingtaine d'années, j'en conviens. Mais aujourd'hui j'aspire seulement à pouvoir profiter de ma retraite dans de meilleures conditions qu'avec ma misérable pension actuelle et au moins aurais-je essayé de faire quelque chose de constructif et positif dans ma vie.

 

Plus concrètement, ma principale motivation, c'est la pensée que nous, les gens de ma génération, devrions avoir honte du monde que nous laisserons à nos enfants. Après tout, si les politiciens ont pu si longtemps nous manipuler comme ils l'ont fait, ce n'est qu'à cause de notre résignation, de notre lâcheté, de notre égoïsme et de notre manque de combativité.

 

Si vous refusez de céder à la résignation, si vous êtes conscients de la nécessité d'agir pour promouvoir un nouveau modèle de société, conçu par des citoyens ordinaires comme vous et moi, n'hésitez pas à me contacter. Du nombre de vos réponses dépendra la suite de mon action. Si vos messages vont dans ce sens, je m'emploierai alors à faire en sorte que tous ceux qui le souhaitent puissent se regrouper, de les aider à s'organiser et servir de lien entre chacun, pour qu'enfin, ensemble, nous agissions concrètement pour une société plus équitable, plus solidaire et plus humaine.

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B. GONEL





N° 03 paru le 8 juin 2009
DES RÉSULTATS BIEN NAVRANTS AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES

Voilà, c'est fait, les élections européennes sont passées et je trouve les résultats tout à fait consternants. En France, la droite aux couleurs de l'UMP a gagné avec un score de 27,8% et pavoise. Il n'y a pourtant pas de quoi, car l'abstention record a atteint cette fois environ 60%. Les votes exprimés n'étaient donc que d'environ 40% des électeurs et de ce fait, le score de la majorité n'est que de 27,8% de ces 40% (donc seulement environ 11% de la population), soit une infime minorité. De quoi, à mon avis se sentir ridicule plutôt que de pavoiser. Le seul aspect positif de ces élections est donc à mes yeux la percée des écolos (j'ai voté Europe Écologie), avec 16,28% des voix.

 

J'ai vraiment bien du mal à comprendre que le vainqueur d'élections puisse être un parti actuellement au gouvernement dont, pourtant (selon un récent sondage BVA pour France Info), 61% des personnes interrogées jugent mauvaise la politique économique (politique en tous points semblable à celle de l'Union Européenne). Tiens au fait, 61%, c'est environ le taux des abstentions. Peut-on en déduire que les mécontents sont précisément ceux qui s'abstiennent ? Pour ma part, je pense que oui, du moins en grande partie. Je peux les comprendre, car comme eux, je n'ai plus aucune confiance dans le monde politique qui ne sait que promettre d'améliorer notre quotidien et jamais ne tient ses promesses. Il n'y a pas si longtemps, je faisais partie de ceux qui pensaient que mieux valait carrément s'abstenir plutôt que voter pour des candidats qui nous semblent non pas les meilleurs, mais seulement les "moins pires".

 

Ce qui m'a fait changer d'avis, ce sont les résultats de l'élection présidentielle. Car, comme le montrent aujourd'hui les résultats des européennes, j'ai pris enfin conscience que l'abstention profite le plus souvent à la droite et aux extrêmes. Je pense donc maintenant, qu'à défaut d'avoir confiance dans nos politiciens, plutôt que de s'abstenir mieux vaut quand même voter pour des partis dont on aurait pu craindre qu'ils n'aient aucune chance (mais qui au moins ont à cSur de protéger la planète). Rien ne peut en effet avoir de pires conséquences sur les résultats que l'abstention, comme on vient de le voir. Que puisse remporter des élections, un parti dont 61% des citoyens se disent mécontents est tout simplement une aberration !

 

Mais qui sont-ils ces abstentionnistes et surtout pourquoi s'abstiennent-ils ? À défaut de statistiques sur le sujet, je ne peux m'appuyer que sur mes différentes conversations avec mon entourage et sur mes divers blogs. Sur cette base, je classerais les abstentionnistes en cinq grandes catégories. Dans une première catégorie, je classerais ceux, une infime minorité (moins de 5%), que je qualifierais d'insouciants et qui ne s'intéressent bien souvent à rien d'autre qu'eux-mêmes. Dans une seconde catégorie (probablement aux environs de 25%), je classerais ceux qui considèrent que voter ne sert à rien, puisque, quelque soit le parti gagnant, ce sont toujours les mêmes qui se rempliront les poches et les autres qui devront "ramer" pour boucler les fins de mois. Même si je peux comprendre les motivations des seconds, il semble malheureusement qu'on ne puisse espérer un changement de comportement de la part de ceux qui appartiennent à ces deux premières catégories.

 

Ce sont donc les catégories suivantes qui, d'après moi, pourraient permettre de profonds changements s'ils se mobilisaient. Selon mon estimation, ces trois dernières catégories représenteraient environ 70% des abstentionnistes, répartis de façon à peu près égale entre chacune des catégories. Dans la troisième catégorie, je classerais ceux qui votaient autrefois pour le PS, mais qui sont aujourd'hui écSurés par ces incessantes guerres des chefs (plus qu'idéologiques), qui considèrent que ce parti a renié ses valeurs et n'a plus aujourd'hui de gauche que le nom. Dans la quatrième catégorie, je classerais ceux qui voteraient volontiers pour des "petits" partis, mais qui considèrent que, ceux-ci n'ayant aucune chance sérieuse, mieux vaut s'abstenir. Ceux-là espèrent voir aboutir un jour une union des petits partis (allant des écologistes au NPA, en passant par le nouveau Parti de Gauche, le PC et autres), mais ils se sont lassés face à l'impossibilité de trouver des accords, chacun des dirigeants voulant, là aussi, tirer la couverture à lui. Dans la cinquième catégorie, il y a enfin ceux qui ont perdu toute confiance dans les politiciens ne se décideront à reprendre le chemin des urnes que lorsque un paysage politique entièrement nouveau et assainit pourra s'imposer, laissant la place à des citoyens ordinaires, des gens du peuple comme vous et moi et surtout n'appartenant pas au monde politique que nous avons connu jusqu'à maintenant.

 

Au sein de ces trois dernières catégories est en train de germer une idée nouvelle, porteuse d'un espoir, que je partage. C'est donc à eux que s'adressera mon prochain article qui traitera de cette attente des citoyens ordinaires de la "France d'en bas" et des moyens d'y parvenir.

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B. GONEL





N° 02 paru le 1er juin 2009
MERCI AUX ASSOCIATIONS

En ces temps difficiles et compte-tenu que la crise que nous traversons, loin de développer l'esprit de solidarité, semble au contraire renforcer le "chacun pour soi", je ne vois pas grand chose dans la vie sociale qui puisse motiver des coups de cSur. Du côté des acteurs économiques et du monde politique, c'est encore pire (au point que ça en devient honteux), mais ça, rien de changé, suis-je tenté de dire, nous y sommes depuis longtemps habitués.

 

Je voudrais quand même saluer les associations caritatives (et leurs bénévoles), notamment "Les Restos du Cœur", dont la campagne d'hiver vient de se terminer. Ils ont dû faire face à une demande record et tout laisse à penser qu'elle risque d'être encore croissante l'hiver prochain. On peut d'ailleurs se demander s'ils pourront encore longtemps tenir un tel rythme.

 

Un coup de chapeau également à Messieurs Augustin Legrand et Jean-Baptiste Eyrault, représentant respectivement les associations "Les Enfants de Don Quichotte" et "Droit au Logement" qui ont été condamnées, fin 2008, pour avoir eu l'outrecuidance d'afficher la misère (de ceux que la société préfèrerait oublier) et l'arrogance de dénoncer la carence des gouvernements successifs et l'indifférence du monde politique en général. Bravo messieurs les juges, quelle belle image du sens de l'humanité qui anime l'institution que vous représentez ! Je suppose que ça ne vous aura pas coupé l'appétit en rentrant dans vos demeures douillettes ?

 

Oh, bien sûr, vous n'avez fait qu'appliquer la loi ! C'est bien ça d'ailleurs le plus honteux de l'histoire ! Car comment définir autrement des lois qui, d'un côté, condamnent ceux qui veulent aider leur prochain et d'un autre côté, permettent le plus légalement du monde à des banquiers de jouer et de perdre des fonds inimaginables (qui ne leur appartiennent pas en propre), ou à des dirigeants d'entreprises de partir avec des primes scandaleuses après avoir quasiment détruit l'entreprise qu'ils dirigeaient ?

 

Il est vrai qu'eux ne troublent pas l'ordre public ni la circulation. Ils se contentent de ruiner le pays et d'envoyer au chômage, sans état d'âme ni remord, des millions de salariés, aussi simplement qu'on se débarrasserait d'un préservatif après usage (au fait, l'argent qui a servi à renflouer les banques, ça représenterait combien de logements sociaux ?). Oui, vraiment un bel exemple de justice et d'égalité !

 

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ !!! Vous qui faites les lois et vous qui les appliquez, rappelez-vous la devise de notre pays, car de plus en plus, ces derniers temps, chacun des mots qui la compose est bafoué et foulé aux pieds !!!

 

Heureusement qu'il existe encore des gens dévoués à leurs prochains (mais on ne peut que regretter qu'ils ne soient qu'une minorité), car c''est sur eux seuls que les plus démunis peuvent compter.

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B. GONEL





N° 01 paru le 25 mai 2009
L'INDIFFÉRENCE DES REPRÉSENTANTS SYNDICAUX ENVERS LES RETRAITÉS

Je suis, en ce moment, particulièrement remonté contre les syndicats. Bien sûr, ce qui me scandalise, ce n'est pas qu'ils demandent des mesures pour préserver l'emploi et augmenter le pouvoir d'achat. Ça, ça me semble pleinement justifié. Mais quand ils parlent pouvoir d'achat, on ne les entend toujours parler que des seuls salaires. Comme d'habitude, pas un mot sur les ridicules petites retraites (et là, je ne parle pas uniquement du "minimum vieillesse").

 

Récemment, j'entendais un leader syndical demander comment on peut vivre à moins de 1200 euros par mois. Eh bien, puisqu'il semble préoccupé par le sujet, j'aimerais qu'il me dise ce qu'il pense de devoir vivre avec moins de 850 euros par mois (c'est ce que j'ai pour vivre), ou encore mieux, avec moins de 500 euros par mois (c'est le chiffre autour duquel tournent les minimas sociaux). Pourtant, on ne les entend formuler aucune revendication en faveur de ceux qui doivent vivre, pardon, survivre, avec des revenus aussi ridicules que scandaleux !!!

 

Que ce gouvernement et ce président soient indifférents au sort des plus pauvres n'a rien de très surprenant. Depuis toujours, on voit bien que la droite semble n'avoir d'autre ambition que de servir fidèlement le MEDEF. Que les partis de gauche ne s'expriment pas d'avantage sur ce point est déjà plus troublant. Mais alors, que les syndicats restent silencieux sur le sujet, c'est tout simplement ignoble !!!

 

Toute ma vie, j'ai été militant et au syndicat, on m'a beaucoup parlé solidarité. Je me suis donc battu pour défendre l'intérêt de tous. Mais si j'avais su qu'une fois à la retraite, cette solidarité, dont on m'avait tant parlé, je ne pourrai plus compter dessus, j'aurais économisé mes cotisations syndicales, mon temps et mon énergie.

 

La vraie solidarité, ce n'est pas défendre seulement telle ou telle catégorie, c'est défendre l'intérêt général et c'est, par définition, basé sur la réciprocité. Donc, ou bien on demande l'augmentation du pouvoir d'achat pour tous (pour tous, messieurs les représentants syndicaux), ou bien, si on veut rester dans le catégoriel, la priorité des revendications doit bénéficier d'abord à ceux qui ont le moins (là, ce n'est même plus de moi dont je parle, mais des minimas sociaux qui en ont encore plus besoin). La solidarité, c'est ça et rien d'autre !!!

 

J'étais resté syndiqué après la retraite, mais là, complètement écSuré par le silence des syndicats, j'ai résilié mon adhésion et si d'autres retraités encore syndiqués me lisent, je les encourage à faire de même. En effet, à quoi bon continuer si les représentants syndicaux peuvent encore compter sur nous, alors que nous, visiblement, nous ne pouvons plus compter sur eux.

 

Au risque d'être déçu, je veux pourtant croire que, pour le défilé du 1er mai (dont on ne peut qu'espérer qu'il sera unitaire), on entendra enfin les représentants syndicaux s'exprimer sur tous les revenus inférieurs à 1000 euros par mois et notamment les petites retraites (et pas seulement le minimum vieillesse).

 

 

B. GONEL